II. LE TRÔNE ET l'aUTEI
Nous venons de saluer le Balzac rationnel — et par conséquent réactionnaire contre un siècle de déviation affective, — ce Balzac que certains do nos contemporains font profes-
sion de révérer el proclament leur maître, tandis que d'autres, non moins sincëres, Emile Zola par exemple, accordent leur adhésion à un Balzac nettement révolutionnaire, en dépit de ses opinions affichées. C'est là le dilemme dont j'ai posé les termes dans les premières lignes de cette étude. « J'écris, a proclamé solennellement le Préfacier de la Coynédie humaine, à la lumière de deux vérités éternelles, la religion, la monarchie ! » On serait souvent tenté d'en douter à le lire, mais ce qu'il faut concéder en tout cas, c'est qu'il fut conduit par l'observation du cœur humain à reconnaître la nécessité des disciplines rationnelles, seules capables de contenir cet irrationnel et le plus souvent trop mystique effort vers le pouvoir qui est la première attitude de l'homme dans la vie et des groupes humains dans l'histoire.