‹ Balzac et ses amiesChapitre 5 sur 17 · VI AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

VI AVANT-PROPOS

tes, George Sand, madame Emile deGirardin, la duchesse de Gastries, et enfin la comtesse Hanska. Toutes ces figures féminines ont laissé une trace plus ou moins profonde dans la vie et l'œuvre de l'écrivain. Que de fois il a donné aux héroïnes de ses romans les traits, le caractère, 1(/ cœur de ses amies ! C'est ainsi que madame de Berny est devenue le modèle de cette touchante figure qui s'appelle madame de Moreauf du Lys dans la vallée.

Pour peindre — un type qui revient souvent dans ses romans — la femme supérieure, incomprise dans son milieu, condamnée par les circonstances à végéter dans une sphère étroite, obscure, où elle ne peut déployer ses brillantes facultés, il n'a eu qu'à observer madame Carraud, une nature d'élite, une grande âme, une intelligence vaillante, mais toujours refoulée | par les destinées dans un coin de province reculée. Et le sort de cette amie lui arrache | un jour cette exclamation : « Jamais esprit plus extraordinaire n'a été plus étouffé. Elle \ mourra dans son coin, inconnue.» -

Et ce type si bizare, si fantasque, mais si féminin de la Duchesse de Langeais, où Balzac

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