XI. — Entreprises des dernières années
Balzac était déjà illustre, et il se débattait toujours dans d'inextricables difficultés d'argent. Il donnait à entendre qu'il était victime de la fatalité. De fait, il joua souvent de malheur, perdant de coûteux procès, se trouvant obligé de venir en aide à des amis comme Sandeau et Werdet, empêché de vendre ses livres par la Révolution de 1848, au moment où il allait enfin payer le reste de ses dettes. Mais la vraie cause de sa déplorable situation financière était en lui. C'était son imagination grossissante qui lui faisait estimer formidables les profits futurs : et il s'endettait, sûr de payer à bref délai. C'étaient ses folles entreprises. Il songe un jour que les Romains ont dû laisser beaucoup de minerai dans leurs riches mines de Sardaigne. Il emprunte de l'argent, fait voyage, rapporte de ce fameux minerai et le fait examiner par des chimistes qui le