‹ Balzac ignoré (volume 2)Chapitre 13 sur 16 · BALZAC ET LES MEDECINS · texte numérisé non relu

BALZAC ET LES MEDECINS

Ses connaissances scientifiques, Balzac ne les avait pas seulement acquises dan- 1rs livres ; il les tenait, au moins |> • une

part, de ses conversations avec les médecins et les savants de son entourage.

Il y a toute probabilité qu'il lui lié avec bon nombre des grands praticiens de son temps, entre autres avec Dupuytren, Brous- -ai~. etc.. 11 fut également en rapport, selon toute vraisemblance, avec Cuvier et Geoffroj Saint-Hilaire. Le Père Goriot fut dédié a i ieoffroj Sainl-liilaiiv. dont il s'intitulait l'élève: Je suis, ilisail-il parfois, un docteur ès-sciences sociales. Dans la Préface de la Comédie Humaine, il annonçai) le projet d'écrire une histoire naturellede l'homme : on avail composé le catalogue des animaux : il voulait faire l'inventaire des mœurs '.

Mais ce qui dans la médecine l'avait surtout passionné, c'élail la physiologie du cerveau. Il était persuadé, quant à lui, que le cerveau « est le matras où l'animal transporte ce que, suivant la force de cet appareil, les diverses organisations peuvent absorber de cette substance, et d'où elle sorl transformée ou volonté . Il pensaitque les idées étaient « des êtres organisés, complets,

qui vivent dans le ide invisible et inlluencent nos destinées » :

qm . concentrées dans un cerveau puissant, celui d'un bon magnétiseur, par exemple, elles peuvent maîtriser le cerveau des autres et franchir îles intervalles énormes en un éclair ». Il expliquait ainsi la transmission de la pensée, la \ ue à distance, la divination prophétique, l'insensibilité îles nerfs, la puissance

1 Taine. loc.at. [Nouveaux Essais, p. 66-6Ï

des muscles, le perfectionnement dos sens, La guérison des maladies, lés apparitions, les possessions, les catalepsies, les extases et tous les faits douteux ou étranges que nous mil légués les sciences occultes et que les sciences contestées essayent aujourd'hui de rétablir '.

II ne faudrait pas en induire que Balzac resta toujours plongé dans les images (Tune métaphj sique obscure ; dans son désirimmodéré de s'instruire sur toute matière dont il pouvait tirer un roman, il accueillait, avec nue sorte d'enthousiasme de néophyte, les doctrines qui lui paraissaient neuves ou paradoxales. La lettre qu'il adressa au I)' Moreau (de Tunis . probablement à la suite de l'envoi de son livre sur Le Génie ri In Folie, est. à cet égard, des plus caractéristiques. Elle nous montre un Balzac curieux de science, ardent à ■■ deviner ■> ci' qu'il ne pénétrai! point :

l'assy. décembre 1845.

Monsieur, J'ai reçu votre livre sur l'aliénation mentale, et je suis en train de le lire ; j'éprouve donc le besoin devons remercier, et du plaisir que m'a fait le début, et de votre attention. C'est, une idée que j'ai eue aussi, que celle de rechercher les causes de la folie dans celles de nos aberrations ou exaltations momentanées. Voussavez ou vous ne savez pas que voici vingt-sepl ans bientôt que je m'occupe de ces matières dites physiologiques ; mais je ne suis pas assez instruit en anatoinie et surtout en myologie pour être de quelque utilité. Je ferai plus tard des études en ce genre. Voici pourquoi, .le crois que nous ne ferons rien de bon. tant que l'on n'aura pas déterminé la part que les organes de la pensée, en tant qu'organes, onl dans les cas de folie. En d'autres termes, les organes sont les gaines d'un Quide quelconque, inap' préciable encore. Je tiens cela pour prouvé. Eh bien, ily a un quantum quelconque' d'organes qui se vicient parleur faute même, parleur constitution, et d'autres qui se vicient par un trop grand afflux. Ainsi ceux qui (tels que Cuvier, Voltaire, etc.), <mj de bonne heure exercé

Taine, op. cit., p. lâô-136.

leurs organes, les onl Faits si puissants, que rien ne peul les rendre l'on s, aucun excès ne les atteint - tandis que ceux qui s'en tiennent •> certaines parties de l'enccphah irfi -'. que nous représentons comme le laboratoire de 1 ; » pensée, les poètes qui laissent dans l'inaction la déduction, l'analyse, et qui font jouir le cœur et l'imagination exclusi veinent, peuvent devenir fous ; mais on devient nécessairement fou quand on abuse de Vénus et il Vpollon à la fois

Enfin, il j aurait une belle expérience à foire et à laquelle j'ai pensé depuis vingt ans : ce serait tir refaire un cerveau à un crétin, de savoir si l'on peut créer un appareil à pensée. en en développant les rudiments, C'est ''ii refaisant des cerveaux qu'on saura comment ils se

défont.

Mu voilà assez. Mon remerciement pourrait vous paraître un e;is pathologique : quoique dans cette dernière idée réussie, il \ ait toute une gloire pour un médecin. Nous sommes compatriotes, monsieur, et vems ne nous étonnerez i>as de me voir étonné de trouver un Tourangeau de plus faisant des livres : mais le vôtre est dans les bons, et les miens sont spéculatifs.

Vous savez que vous me devez une autre partie de haschich '.

puisque je n'en ai pas eu i • mon argent la première fois. Ayez

l'excessive bonté de m'avertir à l'avance du lieu el de l heure : car je tiens à être le théâtre d'un phénomène complet, pour bien juger de voire œuvre.

Vgréez l'expression de nies sentiments les plus distingués,

Bai /

\ pari la lettre qu'on vient de lire, il ne figure pas dans la

Correspondance de Balzac d'autres té ignages 'de relations

épistolaires entre le romancier de la Comédie Humaine » et les médecins. Il y esl toutefois l'ail souvent ation du docteur Nac

1 V. plus haut le chapitre sur L'Hygiène de Balzac

! Correspondance de II. Je Balzac, édition C.-Lévy. Mous avons rapporté plus haut dans le chapitre sur Bal^acoccuh une lettre de Balzai au D Chapelain qui figure égale nt dnns la Correspond anc litée par M. de Lovenjoul chez Calmann-Lévj

Dans u les tettr irites par Balzac à Madame Hanska, il esl longuement question d un nm di cir étranger, qui ht, un temps, beaucoup parler de lui, le trop célèbre docteur Korefi Mous en reparlerons quelque jour.

quard, membre del'Académîe de médecine, qui étail le médecin particulier, en même temps que l'ami très dévoué, du romancier. C'est au docteur Nacquard qu'a été dédié Le Lys dans la Vallée: c'est au même que Madame de Balzac lit don de la fameuse canne dont s'égaya tant la petite presse de l'époque '.

* » ii a mainte- Fois parlé des sentiments profondément royalistes de Balzac* ; ce qu'où a longtemps ignoré, c'est que Balzac. loin de s'en défendre, lit une véritable déclaration de principes, dans une lettre qu'il savait destinée à passer sous les yeux de la duchesse de Berry : et ce que l'on ne savait pas davantage, jusqu'à ces dernières années, c'est qu'un médecin fut, en la circonstance, l'entremetteur obligeant entre la princesse et le romancier.

Grâce à l'amabilité toujours empressée de .M. le L>' Emile Méaière, nous pouvons publier/// e.r/ciso3 la lettre envoyée par Balzac au D' P.Ménière, qui avait été, on s'en souvient4, envoyé par le gouvernement auprès de la duchesse de Berry, enfermée dans la citadelle de Blaye.

Avant de donner la lettre, reproduisons le passage des Mémoires de 1'. Ménière. qui la précède : ce préambule est indispensable.

<• Madame, écrit le h'T. Ménière, se laisse aller volontiers aux idées tristes : elle lit beaucoup, trop même, car cela la fatigue. Les nouveautés littéraires sont promptement épuisées : je m'évertue à découvrir les productions le- pins récentes de nos roman-

1 Dcsnoiresterres. M. de Balzac, 185!. p. 97. note. ■ C'est M. Edm. Biré qui, le premier, a signalé celte particularité. aM. Edmond Biré n'en a donné <|ue des extraits.

- V. dans la Chronique médicale, 189;?, p. 212 et 314, les remarquables articles sur le D' P. Ménière, du D' Ch. Fiessinger (d'Oyonnax).

eiers modernes p iur i 'nir un aliment à son insatiable curiosité.

Mes anciennes relations avec un écrivain célèbre m'ont été d'une grande ressource dans cette circonstance. J'avais eu l'occasion de remarquer le goùl très vif de la princesse pour les œm \<- de .M. de Balzac. J'ai écrit à cel homme de lettres pour luidemander

une note sur ses publications nouvelles, et, ce soir mê j'ai

reçu une réponse que j'ai cru devoir communiquer & M'"' la duchessede Berrj , Cette longue épilre, que je consigne ici dans l'intérêt île I éditeur Futur des œuvres complètes de ce romancier, a paru faire beaucoup de plaisir à la princesse : elle aime ces sortes de choses, ces surprises, el je me félicite d'avoir eu celte pensée.

\ oici la lettre, donlje conserve I original :

« Mon cher Docteur,

Je vous remercie infiniment delà lettre que vous m'avez adres

■ à Paris >•! que j'ai reçue ici (à Vngonlème . à quelques pas de vous.

■ Je sais venu bien près de Bordeaux chercher un peu de repos, afin

■ d'achever plusieurs entreprises assez importantes. Vous savez corni bien je tenais à vos suffrages pour Louis Lambert, cette œuvre ds

prédilection que, je voudrais faire approcher le plus possible de la « perfection. Je rougis de vous l'avoir donnée si incomplète. Il y a

■ déjà un troisième manuscril où beaucoup de fautes sonl corrig

■ plusieurs développements ajoutés. Mais enfin, la nécessité t'ait d'un « savant el d'un nomme politique un conteur, et il faul obéir à la nécessité. Nous vivons dans un temps où besoin esl de soutenir les

■ vieux i is, quelque grands qu'ils soi, •ni. par des mérites personnels. Ni 'an ins, croyez que ce que vous m avezécril esl de nature

« à me flatter beaucoup, el mes opinions en disenl assez sans que de besoin d'ajouter par mes paroles à mes sentiments intimes. I ai été personnellement bien heureux pour vous de vous savoir

■ envoyé à Blaye, el politiquemenl satisfait d'j savoir un homme « d'honneur el de probité. C'csl ce que j'ai d'il à bien des personnes,

« et j'ui saisi oetl îcasion de parler de vous avec beaucoup de

• plaisir, puisqu'elle i lonnail licence d'appuyer sur vos qualités.

■ Vous seriez bien aimable de m'écrire quelquefois, car je pourrais

, dissiper les inquiétudes sincères de plusieurs personnes avec lesquelles je suis en relation. Vous devez savoir que, dans les circons-

» lances où nous sommes, il y a beaucoup de gens qui jouent la co-

,. médie et d'autres qui sont vrais.

Être la Providence des captifs, mon cher Ménière, c'est ce qu'il y

, a de plus beau dans le monde, el j'attache plus de prix à causer à celles .rentre ces anges qu'on appelle des femmes, qui souffrenl à

, quelque titre que ce soit, une consolation, qu'à toutes les gloires possibles. Aussi, quand je reçois une de ces lettres où quelque

,, affligée me remercie d'avoir rencontré quelque bonheur à me lire, je suis payé de toutes les nuits que je passe el de tous mes travaux.

, Alors, ma vie. qui a ele si longtemps pesante, est allégée de tous ses maux. Juge/, dema joie si je pouvais dissiper quelques chagrins

,. entre les murs dune solitude ! In des plus doux moments de ma

«. vie a ete d'apprendre que Une vie de Fl mmt . article écrit sur M"" la

.< Dauphine dans le Rénovateur, lui avait été doux au cœur. Ellenétail qu'exilée !...

.. Vous avez une conversation si douce, si amené, si largement

» instructive, que je sais qu'il est difficile que vous ne plaisiez pas

« aux personnes de goût. Nous êtes le meilleur interprète qu'un homme de cœur puisse avoir auprès des dames a qui l'on veut

.. plaire. Aussi, pour vous, sur votre désir, je puis vous envoyer tout

j ce que vous souhaiterez. L'Echo </<■ la jeune France, qui m'a fait

- l'honneur de me mettre parmi les fidèles illustrations royalistes.

o publie une nouvelle Histoire des Treize qui a pour titre : Ne touchez,

« pas à la hache ! si vous n'aviez pas le premier numéro qui a paru avec un premier feuilleton, ecrivez-le moi, je vous renverrai aussitôt, ainsi que les suivants, à mesure qu'ils seront publiés. Cetto

< nouvelle aventure est un peu plus profonde que ne l'est celle de Mi- .Iules, dont le testament a. d'ailleurs, arraché des larmes aux

« plus insensibles de. ces femmelettes dont nous avons si souvent déplon> l'existence ensemble. Mais si vous ne connaisse/ pas Les Ma*

u rana. La Femme abandonnée, !.<< Grenadière, vous avez, dans les mois

« de décembre, janvier, septembre, octobre et novembre derniers, de la Revue tir Paris, d'amples histoires à lire, pour peu que ma fé-

b condité ne vous fatigue pas « J'ai bien des choses à vous dire, mais je ne sais si j'en ai toute licence, et je me tais pour vous moins que pour moi, dont l'impe-

« nitence finale en fait d'opinions légitimistes est si franche et si dé*

— Mi -

Bioléressée. Du reste, elle ae va pas jusqu'à faire fair lire

des bêtises. Je ne serai jamais m dans !<•> niais, ni dans les fourbes d'aucun parti. Je crois et je pense !...

Ce que je trouve de plus beau dans votre position, c'est d< vous trouver .1 même d'être utile dans I une des situations les plus délicates où puisse arriver une femme Napoléon, • me vous le dites

disparaissait, ni.ii- il était fort, el une femme, quelque puissante qu'elle soit, a touj 's sa faiblesse, qui donne un cachel de poésie

■ à tout ce qui peul lui advenir.

si j'ai quelque loisir, el j'en aurai pour cela* j'irai d'ici .1 huit ou

■ dix jours à Bordeaux, el s'il esl possible de voua voir je vous ferai,

■ dans toutes les conditions voulues, une \ i^it-- avec un triple plaisir : c'est toujours si bon <lr rencontrer un visage connu quand on esl loin de sa sphère habituelle.

1 Je travaille énormément ; d'abord, atln de conquérir mon indé-

• pendance dans la vie privée, pour pouvoir aborder la tribune lors « de la réélection générale, puis pour ai hever une œuvre complète (i parmi celles que j'ai entreprises, il faudrait von- écrire trop longuement pour vous expliquer ces plans d'une immense étendue,

» littérairement parlant. Mais enfin, quand nous nous reverrons, 1 nous aurons beaucoup à nous dire, vous et moi, sur le laps de

temps qui non-, mua séparés.

« Kt moi aussi j'irai u Naples !... Cette année, vers le is de dé-

1 cembre, il y aura là des âmes d'élite qui doivent b'j réunir, «'(.si

vous parcourez ce paj s à cette époque, grande sera ma joie <!■• vous

j voir. J'ai ilù y aller avec M. le duc de Pitz-James el M°" la du

■ chesse de < lastries : mais les ennuis de la vie littéraire m'ont rap-

■ pelé ilans le grand bagne d<- Paris, où je suis trop souvent cl

1 ~ur un banc de forçat.

Adieu, mon lion docteur. Si vous ne vous (promettez pas ■ >

• (vite in no, mi >• traduction du cœur, déposez aux pieds de la captive

■ les |,i h- vives admirations du poète, les 1 mages du royaliste, les

■ profonds respects du Français el les sentiments de II une privé.

Votre lettre m a donné la sec le émotion puissante parmi celles

■ que je compte dans ma vie, el j*' voudrais vraiment avoir plus de talenl que je u'en ai pour être digne de ces choses

"Avant 11 lépartde Paris, j ;u \ n M. de Chateaubriand chez

< Mme Récamier. Je l'ai trouvé bien maussade, bien chagrin. Pour moi personnellement, je n'ai pas sa plaidoirie dernière, il

« Ion moi, un peu Irop joué avec son sujet. Il y ;i toujours effroyable- « ment de mot dans tout ce qu'il fait: puis, politiquement parlant, je « n'aime pas l'homme. C'est le plus dangereux serviteur qu'aient eu « les Bourbons.

« L'homme qui a l'ail pendant cinq longues années l'opposition du » Journal des Débats, la plus cruelle de toutes, et qui a contribué aux « malheurs de la branche aînée, dont il est le frère Caïn. ne me plaira « jamais.

« J'admire son talent, mais je n'aime pas sa conduite politique. 11 « rst versatile. La postérité sera bien dure pour lui et il ne s'en doute « pas. Aussi suis-je de ceux qui préfèrent pour chef actuel le duc de « Fitz-James. Il y a à Paris beaucoup d'insensibilité, beaucoup d'in- « térêts, lieu de choses du cœur. Notre siècle est celui des chiffres : « aussi, depuis trois ans, pensé-je que l'on ne. peut plus réussir à « rien que par les combinaisons d'intérêt et d'argent.

« Les rois de l'Europe donnent l'exemple ; comment les peuples ne « les suivraient-ils pas ?

a Adieu ! Je vous répète que je vous trouve heureux, et je vous ai- « nierai pour tout ce que vous donnerez de consolations à la malade. « Elle a reçu le baptême d'illustration historique qui grandit encore « les grandes figures. Blaye est le sacre de Sainte-Hélène, et elle sor- « tira de Blaye ! Sa vie recommencera ! L'avenir est un bien grand i< homme !...

n Mille choses affectueuses de votre dévoué

« De Balzac ' ».

Cette lettre piqua vivement, paraît-il, la curiosité de la duchesse de Berry ; celle-ci posa au D' Ménière nue foule de queslions sur Balzac : sur sa physionomie el ses goûts, son genre de vie, etc. Le doc leur pnl raconter à la princesse une foule de particularités sur son a u leur favori, sur ses débuts, ses en Ire prises commerciales el industrielles, qui avaient si lamentablement échoué et, uous apprend le narrateur, la duchesse fut au plus Iniul poinl intéressée « au récii de celle lutte ardente du génie contre les mille obstacles qui I avaienl enchaîné. »

i Cf. La Captivité de la Duchesse de Berry, par le 1)' Ménière, t. t., p. 32S-333.

Il étail ilil que Balzac, même après si ri. n'en sérail pas

quitte avec les médecins C'est i lecin, le D Fnurnier, alors

maire de l'ours, qui, dans la - 'anc ■ du C mseil municipal 'I • cette ville, du (septembre iss~>. proposa d'ouvrir une souscription pour élever à Balzac un monumenl dans sa ville mil m le '.

Outre l'auteurde la proposition, il figurai! un autre médecin dans le Comité* de patronage de la statue : ce médecin n'étail autre que le baron Larrej . membre de l'Institut.

La villr de l'ours doit a la générosité du baron Larrey une épreuve collationnée du roman de BéatiHx, avec les corrections de l'auteur. Ces corrections, ainsi que les ;i • I < 1 i t i • • ■ t ^ el changements introduits dans l'épreuve, constituent, pour ainsi dire, un nouveau tnn ail, dans lequel disparaît presque entièrement l'œuvre primitif e

I > î -• ■ 1 1 ~ . en terminant, que nous ne s mes pas le premier

médecin qui se -"il aventuré à disséquer Balzac.

Ces! encore un médecin, leDr Henri Favre, qui, sous le titre de Balzni- et le temps présent, a tenté de démontrer qu'on retrouverai! dans l'œuvre du créateur de la Comédie humaine » le ui-n ii- de notre race, le génie celtique. Balzac, conclut-il, es! Français el Celte toul a la fois

Nous ne suivrons pas notre confrère dans les développements d'une thèse assez piquante, mais ce ne sera pas se montrer téméraire que de se rallier a I une au moins de ses conclusions

1 Dans le comité des fêtes organis urs au commencement de ce

mois, Qgurenl deux médecins, MM Les D" Ballliol el Bezard.

• La Statue de Balzac j Tours, par le l> \ I 'nier. Le 1) Larrey ■>

également donne â la ville de Tour-; un beau portrait à la sépla de Balzai par le peintre Louis Boulanger, que nous reproduisons en léte d opuscule.

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