LKS DESCENDANTS DE BAL
Si nous n'avons l'ait jusqu'à présent qu'une fugitive allusion aux enfanta de II. et Madame Balzac, c esl qu il n'j a en réalité qu lh>noré «lotit le nom ait survécu.
Balzac avait un frère Henri, plus vieux que lui de neuf ans et marié
Henri Balzac partit pour l'Amérique. La famille recul d'abord de lui quelques nouvelles, puis n'entendil plus parler do I absout. < m u'a jamais su ce qu il était devenu : on n'a à cet égard aucun indice*.
Balzac a parlé de s,,n frère à «Ifii \ ou trois reprises1, dans sa Correspondance :
■ Mon frère, écrit-il à Madame llanska, a fait aux ilos un mauvais mariage et le pauvre enfant n'a ni esprit, ni énergie ni talent. I es hommes de volonté sont rares !... :t »
I no autre fois, Balzac annonce a la même correspondante qu'il va baptiser l'enfant de son frère Henri :
« .le suis, lui écrit-il, parrain avec ma nièce Sophie, et j'avais bien juré de n'être jamais parrain d'aucun entant ; mais mon frèn malheureux, et il est impossible de refuser •... »
Outre ce frère Balzac usait deux sieurs : l.ame Balzac, morte en 1871, qui avait épousé, en mai 1820, M. Midy de la Grenneraye Surville, ingénieur en chef des ponts et chaussées. (Laure Balzac, la sœur
' Article de l'Eclair, du 23 mai 1-
Balzac écrll à Madame Hanska. à Vienne, de Paria, dimanche ! to-
l.iv :-
... Nous ne sommes pas contents de mon frère en Normande femme est grosse. Il a compliqué encore les difficultés de sa vie. le pauvre être ! Ma mère n'est pas bien portante ; Je voudrais la voir en bonne santé pour jouir de ce que je lui prépare. Mais, tfrand Dieu, elle g eu bien des chagrin». Aujourd'hui elle est revenue r moi »i bien, si largement elle semble reconnaître, Bans les avouer, les torts énormes «le -.on peu <r.i u>-. tion pour moi et ma sœur : elle est punie dans l'enfant de son chois d'une affreuse manière ' Henri n'est rien, ne sera rien, et il « ité l l enlr que mon beau-frère ou mol pouvions lui faire par son mariage roui oel horriblement triste ► Revue de Paris, Janvier-février 1893 p 193-194. lie de fans, Janvier-février I •ue de Paris, loc. Cit., p. 129 ; lettre du 30 mars 18
aînée d'Honoré, qui lui fut si dévouée et pour laquelle il eut lanl d'estime, parfois d'admiration, est connue dans les lettres sous le nom de M°>« Surville, qu'elle prit de son mari, pour lequel Balzac professait une grande amitié)1.
La plus jeune sœur de Balzac, Laurence, épousa, en 1821, M. Armand de Saint-Pierre de Montzaigle. Elle mourut à cinq ans de là ». Son mari est mort rue Lechapelain, n° 10, le 27 décembre 1869, à 82 ans3.
D'après Arsène Houssaye, qui l'a rapporté dans le Figaro du 20 août 1883, Balzac aurait eu une troisième sœur, qui serait morte à Paris, à l'hôpital Beaujon, en 1850, par conséquent avant son frère. On pourrait croire le fait confirmé par ce passage, que nous extrayons du Journal des Concourt :
«Mercredi 4 février 1S-4. — Un trait de Balzac, que ne connaîtront peut-être pas ses biographes futurs :
0 Le vieux Giraud racontait ce soir qu'il était voisin du directeur de l'hospice Beaujon et que celui-ci voisinait avec lui, tous les jours. Une fois, le directeur lui dit : « J'ai une mourante très distinguée, qui se dit la sieur de Balzac. Comme cela me répugne de la mettre entre quatre planches, j'ai été voir Balzac, et lui ai demandé 16 francs pour un cercueil. Balzac m'a dit : « Cette femme ment, je n'ai pas de sœur à l'hôpital. » Ma foi, cette femme m'intéressait, j'ai de ma poche acheté le cercueil. »
1 « Les deux beaux-frères s'estimaient et s'aimaient. Balzac a dédié l'une de ses œuvres à M. Surville. Ils vécurent très liés ; Honoré de Balzac dinait plusieurs fois par semaine chez sa sœur dans l'appartement que celle-ci occupait rue des Martyrs, 41. Plusieurs des œuvres de Laure de surville ont inspiré Honoré de Balzac. Parfois, le frère et la sœur ont pris pnur modèle le même personnage. C'est ainsi que la « Cousine Rosalie » de Mn,° de Surville est la « Cousine Bette » de Balzac. Seulement, les deux romanciers l'ont jugée de manière dill'érente. C'est en tout cas la môme vieille fille qui a servi de modèle aux deux auteurs...
« M"" de Surville a fait et publié une nouvelle, un Voyage en coucou, que Balzac a reprise pour son compte et qui est devenue, traitée de main de maître, la première partie de Un début dans la vie, ouvrage qui date de 1842. Honoré de Balzac ne cessait de louer sa sœur non seulement parce que, dès leur plus jeune âge, ils s'étaient pris l'un pour l'autre d'une tou chante amitié, mais aussi pourson talent d'écrivain, pour son imagination féconde et toujours tournée vers le bien et le beau. » (Article de VÈclair, précité.)
-Werdet, Honoré de Balzac, p. 21.
3 Le Curieux, loc. cit.