A LA LIBRAIRIE UNIVERSELLE
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lé27.
{Collection J. Grand-Carteret.) Ouvrage sorti des presses de Balzac
l'homme 51
Edouard Benêt de Montcarville, officier en réforme, demeurant à Paris, rue Meslay, numéro 41. Le 1" mai 1826, celte société fut déclarée dissoute et Urbain Ganel, Charles Carron et de Montcarville cédaient, le 5 mai 1826, à Honoré Balzac seul, tous les droits de propriété sur le La Fontaine et sur le travail déjà exécuté.
La préface du La Fontaine fut écrite par Balzac (1). On peut supposer qu'il fut mis en contact avec Urbain Ganel par la commande de cette préface et qu'il fut ainsi amené à s'occuper de l'affaire avec ses deux premiers associés, MM. Carron et de Montcarville.
La société dissoute, Balzac assuma seul les charges de l'affaire. Malgré les espérances d'une prospérité prévue, il fut bientôt obligé de vendre à vil prix
son matériel et d'abandonner (1827) une spéculation qui devait faire la fortune de ses successeurs (2). Il avait cependant, déjà, l'intuition de la
(1) Peut-être avait-il également rédigé lui-^même le premier prospectus pharmaceutique sorti de ses presses et dont nous parlons un peu plus loin ; mais ce n'est là qu'une hypothèse, qui offre cependant quelque vraisemblance. La rédaction sent bien son Balzac.
(?) V. dans Le Livre (Quantin éditeur), un article de M. A,-J. Pons sur Balzac, éditeur, imprimeur et fondeur de caractères ; V intermédiaire, III, 106, 337 ; V, 94, 537 ; VI, 462 ; IX, 685, 748; X, 10, 203; XIV, 267, 567, 616, 682. Cf l'ouvrage de MM. G. Hanotaux et G. Vicaire, sur le même sujet.
D'I BALZAC IGNOr.E
publicité et des profits qu'on en pouvait tirer (1), mais il arrivait sans doute trop tôt.
En sortant de Timprimerie. Balzac retrouva sa chambre, rue de Tournon, 2 ; la maison existe encore au coin de la rue Saint-Sulpice (2). Il resta là jusqu'en 1829.
Dans l'automne de 1828. Balzac s'était évadé quelque temps de Paris et était allé passer quelques mois à Fougères, chez son ami le général de Pommereul.
(1) Balzac recherchait tout ce qui touchait à la publicité et à la réclame ; il parle volontiers, dans ses romans, de remèdes et de produits nouveaux dont il modifie le nom. Il avait même imprimé des prospectus qui vantaient les mérites de spécialités pharmaceutiques. (V. à cet égard une très curieuse communication de M. Paul d'EsTRÉE à la Chronique médicale, 15 octobre 1909, sous le titre de : Un pros^pectus unique. Depuis lors, nous avons, sur les indications de MM. Ilanotaux et Vicaire, retrouvé un autre prospectus pharmaceutique imprimé par Balzac : le Trésor des Poumons ,ce titre est une ti'ouv.iille ! ; un Annuaire de la Société de Médecine de Paris, de 1828, dont le docteur Nacquart, le médecin de Balzac, était le secrétaire général : c'est un opuscule de 16 pages in-16, en très jolis caractères ; enfin, un ouvrage compact, édité par la librairie G. Baillière, mai? imprimé par H. Balzac: le Traité des maladies des enfants nouieau-nés à la mamelle, par C. Billard (Pari-ï, 1828), accompagné d'un Atlas d'anatomie pathologique, pour servir à l'Histoire des maladies des enfants, Atlas avec nombreuses figures, en couleurs, ce qui était, sinon une nouveauté (il y avait eu, au siècle précédent, les essais de Gaulier-Dagoty , mais ce qui supposait un outillage d'imprimerie assez perfectionné.
^2) V. l'article de G. Feury, dans le Monde Moderne, juin 1897 et celui de J. Christophe, dans la Revue indépendante.
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