‹ Balzac ignoréChapitre 8 sur 17 · DES PILULES ANTI-GLAIBEUSES DE LONGUE VIE · texte numérisé non relu

DES PILULES ANTI-GLAIBEUSES DE LONGUE VIE

■Les enfnns , jusqu'à l'àj^e de douze uns, en prciuliont avaui dîner une ou deux, selon la force de leni uniperanient. Les adolesccns ou les {grandes personnes pcuvcni en prendre depnis deux jusqu'à six, en ayant soni d'en avaler la niollié le malin, et de boire un vcnc d'eau sucrée ou rougie , ou un verre de thé, et l'autre moitié avant dinci

La Imputation des PILULES ANTI-GLAIREUSES DE LONGUE VIE, est trop solideiucnt établie pour qu'il soit nécessaire de décliner ici leurs nombreux litres à i.t couliaucc publique. Je crois cependant devoir faire reniarcpur q^rclics sont fréquemment mises en usage par beaucoup de médecins recommandables de la capitale, des déparfemcns et de l'élianijer.

Les boîtes et les prospectus seront munis de ma sii^'naiurc.

chez MM

Nfrnes , J'oilicis Hciincs ,

Froment Clianilor Detouclie.

Les PILULES ANTI-GLAIREUSES DE LONGUE VIE se trouvent en dépôt ,

chez MM.

Chcrhonrg, Godof'roid.

Clennont-Ferrnnd , Pcuissat.

Lyon , Dcriard.

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Les rapitames et jiflcotilleurs ijiii cxporfcni ouirc-mer les PILtiJ.ES ANTl GLAIRF.TjSES DE LONGUE VIE ])r>iveiu s'adiesseï à U Crnc tlircctciuoui ©a par l'intermédiaire de ses dépositaires

Nota. O/i trome toujours chez moi la Poudre nuintue rTExtrait ùc laii . './ là Poudre pour les yeux propre a faire disparnitic les Taies

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L'nOMME 5o

C'est là que furent commencés et presque terminés Les Chouans (1).

Balzac se présenta chez ses amis de province avec un chapeau tellement piteux qu'on fut obligé de le mener séance tenante à la boutique de l'unique chapelier de Fougères. Cet estimable industriel se donna des peines infinies avant de découvrir un couvrechef assez large pour abriter la boîte osseuse qui contenait la Comédie humaine (2) !

Après un laps de cinquante-six années, la vieille baronne de Pommereul se souvenait encore des faits et gestes de son étrange visiteur.

C'était un petit homme avec une grosse taille, qu'un vêtement mal fait rendait encore plus grossière ; ses mains étaient magnifiques ; il avait un bien vilain chapeau, mais aussitôt qu'il se découvrit tout le reste s'effaça. Je ne regardai plus que sa tête... Vous ne pouvez pas comprendre ce front et ces yeux-là, vous qui ne les avez pas vus : un grand front où il y avait un reflet de lampe et des yeux bruns remplis d'or, qui exprimaient tout avec autant de netteté que la parole. Il avait un gros nez carré, une bouche énorme, qui riait toujours malgré ses vilaines dents ; il portait la moustache épaisse et ses cheveux très longs rejetés en arrière ; à cette époque, surtout quand il nous arriva, il était plutôt maigre et nous parut afTamé... Il dôvorait, le pauvre garçon... Enfin, que vous dirai-je ? Il

(1) BiRÉ, livre cité, p. 108 (note).

(2) Balzac en Brctnrjnp, par R. du Pontavice de Heussey.

y avait dans tout son ensemble, dans ses gestes, dans sa manière de parler, de se tenir, tant de bonté, tant de naïveté, tant de franchise, qu'il était impossible de le connaître sans Taimer. Et puis, ce qu'il y avait de plus extraordinaire chez lui, c'était sa perpétuelle bonne humeur, tellement exubérante qu'elle devenait contagieuse. En dépit des malheurs qu'il venait de subir, il n'avait pas été un quart d'heure au milieu de nous, nous ne lui avions pas encore montré sa chambre, et déjà il nous avait fait rire aux larmes, le général et moi...

Balzac avait goûté auprès de ses amis de Bretagne un repos .réconfortant ; c'est à regret qu'il reprit le chemin de la capitale (1).

Il n'allait pas tarder à quitter son domicile de la rue de Tournon pour un logis plus éloigné du centre : autant pour se soustraire à des créanciers importuns (2), que pour pouvoir travailler à loisir

(1) A peine rentré à Paris, il écrivait à ses amis de Bretagne : « ...Hélas ! cet embonpoint et cette fraîcheur, qui me faisaient trembler de n'être plus compté parmi les amoureux et les gens à sentiment, ont disparu comme par magie en trois jours passés il Paris. Donnez-vous donc la peine d'engraisser un Parisien ! Si Mme de Pommereul me voyait, je crois qu'elle serait capable de renoncer à son surnom de lady Bourrant!» Balzac en Bretagne, p. 41-42.

(2) « C'est dans cette thébaïde, à 200 mètres de la place Saint-Jacques, où avaient lieu les exécutions capitales, que Balzac oubliait ses créanciers et essayait de se faire oublier d'eux. Il prenait le plus mauvais moyen pour cela, puisqu'il chaque trimestre son nom et ses œuvres emplissaient Paris. » Le Parisien de Paris, 20 mai 1898.

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Balzac alla fixer sa demeure sur Taulre rive de la Seine, rue Cassiiii, n° 6, au faubourg Saint-Jacques.

Durant cette période de 1827 à 1833, il commença la formidable série qui devait, par la suite, comprendre plus de cent volumes. Sans citer toutes les œuvres de Balzac écloses dans cet intervalle, on peut rappeler : Gobseck, la Grande-Bretèche, Jésus- Christ en Flandre, le Chef-d'œuvre inoonnu, le Colonel Chabert, l'Illustre Gaudissart, les Cent Contes drolatiques, Eugénie Grandet, Ferragus, les Employés, etc., etc.

C'est pendant son séjour près de l'Observatoire qu'il découvrit la pension Vauquer et établit le type du célèbre Vautrin.

La maison habitée par le romancier porte aujourd'hui le numéro 3 ; elle est occupée actuellement (1) par la communauté des Sœurs de Notre-Dame de l'Assistance, supérieure sœur Justine, sorte de déesse Lucine, formidable et joyeuse, qui préside à des accouchements.

Le logis balzacien a gardé toute son ancienne apparence ; c'est un pavillon discret, qui se présente perpendiculairement à la rue, un long et étroit jardin le suit (2) ; au bout, une porte secrète communi-

(1) L'article reproduit ici a éiê écrit en 1883.

(2) « Une porte charretière donne accès dans une cour humide et peu claire, entourée de bâtiments très peu élevé?.

quait, autrefois, avec l'Observatoire, et, par cette ouverture, le romancier avait, dit-on, des rapports avec les servants de la muse Uranie (1).

Dans Ferragus, écrit en ce logis de la rue Cassini (1833), Balzac a dégagé la poésie du milieu.

Là, Paris n'est plus, et là, Paris est encore. Autour de ce lieu sans nom s'élèvent les Enfants-Trouvés, la Bourbe, riiôpital Cochin, les Capucins, l'hospice La Rochefoucauld, les Sourds-Muets, l'hôpital du Val-de-Grâce, enfin tous les vices et tous les malheurs de Paris ont là leur asile ; et, pour que rien ne manquât à cette enceinte philanthropique, la science y étudie les marées et les longitudes ; M. de CIuiteaubriand y a mis l'infirmerie Marie-Thérèse, et les Carmélites y ont fondé un couvent. Les grandes situations de. la vie sont représentées par les cloches qui sonnent incessamment dans ce désert, et pour la mère qui accouche, et pour l'enfant qui naît, et pour le vice qui succombe, et pour l'ouvrier qui meurt, et pour la vierge qui prie, et pour le vieillard qui a froid, et pour le génie qui se trompe...

Pendant qu'il habitait rue Cassini, Balzac se dédeux éiages : les pièces sont vastes, carrées, sous de hauts plafonds. De l'aile gauche, où Balzac eut son appartement, au rez-de-chaussée, je crois, on plonge par-dessus la rue Cassini, dans les jardins d'un couvent, et dans ceux de l'Observatoire. De ce rez-de-chaussée, on descend, par un perron, dans un jardin assez étendu et qui se termine au fond par un pavillon. Ce jardin fit partie autrefois de celui de la Maternité, dont il n'est séparé que par un mur peu élevé. >> Le Parisien de Paris, loc. cit.

(1) Revue indépendante, loc. cit.

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