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DEUXIEME PARTIE

SON CEUVRE

Le génie a deux principaux modes de formation et d'existence, aussi bien dans les arts et dans les lettres que dans les sciences, dans la guerre et dans la politique.

Ou il jaillit, pour ainsi dire, spontanément des cerveaux et des organisations privilégiées et se manifeste par des éclairs souvent précurseurs d'une flamme chaude, lumineuse et durable ;

Ou il se forme, croît, se complète graduellement, se perfectionne par l'étude, la concentration et la puissance d'une volonté ferme et persévérante, par Tassimilation plus ou moins laborieuse de toutes les connaissances tant générales que spéciales.

Aidées, favorisées ou poussées, les organisations heureusement douées des premiers produisent, — pour ne pas remonter plus haut qu'au dix-septième siècle, — des Mazarin, des Condé, des Corneille, des Louis XIV, des Vauban, des Lebrun, des Maurice de Saxe, des Mozart, des Mirabeau, des Oarnot, des Napoléon, des Lamartine, des Victor Hugo, des Auguste Barbier, des Alfred de Musset, des George Sand, des Géricault, des Delacroix, des Rossini.

Les autres, les génies faits de patience, d'essais, d'observation et de réflexion, nous donnent des Richelieu, des Colbert, des Pascal, des Descartes, des Molière, des Voltaire, des Buffon, des J.-J. Rousseau, des Lavoisier, des Cuvier, des Chateaubriand, des Schiller, des Gœthe, des Beethoven, des David, des Ingres, des Meyerbeer, des Balzac.

Comme on a pu le voir dans le récit de sa vie, c'est surtout de ce génie produit par la concentration, par la faculté d'une merveilleuse assimilation, soutenue et appliquée par une volonté robuste et infatigable que fut doué Honoré de Balzac.

Pénétré du sentiment de sa vocation littéraire, il dut longtemps chercher sa voie, c'est-à-dirë le mode de manifestation de ses facultés le plus propre à sa nature.

Le théâtre l'attirait, la politique enflammait sa jeune ambition, le roman le tentait, il se sentait même quelque penchant pour l'étude des sciences ; il essaya de tout à la fois et tour à tour et garda de tous ces essais des notions dont son esprit subtil tira plus tard des applications admirables.

Résolu à se vouer à la carrière des lettres et à adopter la forme du roman comme la plus aisément

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accessible, il se fit apprenti romancier en imitant, avec le concours d'autres aspirants littérateurs, les divers genres à la mode à cette époque, mais il se garda de signer, d'un nom qu'il se promettait de faire grand et glorieux, ces essais qu'il jugeait indignes de son talent futur et qu'il se réservait, d'ailleurs, de désavouer.

D'un coup d'oeil clairvoyant et profond, il envisagea les âpres conditions de l'art dans lequel il prétendait devenir un des plus habiles et des plus originaux maîtres : la conception, la composition, le style, et il travailla sans relâche à acquérir ces trois grandes facultés de l'écrivain en prodiguant son esprit souple, son imagination féconde dans une multitude d'écrits, d'articles de journaux, des genres et sur les sujets les plus variés.

En même temps son cerveau, déjà exercé au discernement, au triage, au classement des conceptions commençait cet énorme labeur de la gestation et de la formation des idées embryonnaires, et il produisait son premier roman régulier. Les Chouans, roman qu'il récrivit depuis presque en entier.

Puis venait la Physiologie dumariage, cette étude si minutieuse et si spirituelle des péripéties et des dangers delà vie à deux qui ressemblait plutôt au résumé d'une curieuse série d'observations délicates et fines de quelque vieillard éclairé sur les mystères et les ruses de la diplomatie galante par une longue expérience de la vie, qu'à létude analytique et morale d'un jeune homme de trente ans, plus riche de fantaisie et de vues intuitives que d'observation réelle et expérimentale.

C'étaient ensuite, outre les articles de critique,

les aperçus physiologiques, les nouvelles plus ou moins développées, les fragments contenant une action, esquissant un caractère, décrivant une situation et formant un tout, destinés à prendre place dans quelque plus vaste composition. De cette façon parurent comme tableaux de la vie de Paris plusieurs chapitres de la Peau de Chagrin avant la publication en volumes.

Enfin arrivèrent les romans, les volumes de nouvelles et le succès fut tel que presqu'aussitôt l'auteur conçut la pensée de relier entre elles ses diverses compositions sous des titres d'ensemble leur imprimant la portée morale et philosophique qu'avait déjà chacune d'elles à son point de vue.

C'est alors qu'il eut l'intuition, la vision, la perspective de son œuvre, œuvre immense, quoique la mort ne lui ait pas laissé le temps non seulement d'achever les parties commencées, d'exécuter les ouvrages déjà conçus et encore à l'état de gestation et de composition, mais encore de compléter, par les nouvelles conceptions de son cerveau intarissable, le plan grandiose de la Comédie humaine!

On est autorisé à penser qu'il se réservait d'ajouter quelques œuvres imprévues au plan arrêté par lui-même, et dont je vais parler tout à l'heure, en constatant que ce tableau général, dans lequel figurent les titres de plusieurs études en projet, ne contient pas ceux de Un homme d'affaires^ Gaudissart II, les Parents pauvres, conçus et écrits après

Je viens de relire successivement tout ce qui porte le nom de Balzac, — aussi bien les articles et fragments en quelque sorte posthumes exhumés de l'oubli où il voulait probablement les laisser, et imprimés sous le titre d'Œuvres diverses à la fin de l'édition définitive de ses Œuvres complètes, — que les admirables études de mœurs, scellées de son sceau, déjà lues par moi une à une au fur et à mesure de leur publication, la plupart relues et méditées dix et vingt fois depuis avec une admiration toujours croissante.

Eh bien, aujourd'hui, au milieu d'une centaine de résumés de chacune de ces études, des myriades de notes prises, de cette innombrable quantité d'impressions de lectures recueillies avec un soin minutieux, je me sens effrayé par la tâche que j'ai voulu m'imposer de traduire en quelques pages claires et judicieusement ordonnées les sentiments qu'éveille -en moi les pensées que me suggère le souvenir de cette lecture.

Comment ne pas sentir son insuffisance quand on mesure de l'œil un pareil colosse?

Comment ne point percevoir les difficultés sans nombre auxquelles on va se heurter si l'on essaye d'examiner en détail, de décrire ou d'analyser une à une toutes les parties de cette œuvre si touffue, si variée, si accidentée, pour ainsi dire, qui, tour à tour, enflamme le cœur, étonne l'intelligence, charme l'imagination, enseigne l'esprit, étreint l'âme et l'élève aux plus sublimes hauteurs du sentiment humain?

Quel ordre adopter pour citer, pour énumérer seulement les divers ouvrages dont se compose cet ensemble imposant? Non seulement ils se relient entre eux par un enchaînement d'action, par une communauté de personnages dont les caractères se modifient suivant les milieux où ils vivent, suivant leur âge, suivant les événements qui les affectent, mais encore les tilres de ces ouvrages changent selon l'époque où ils ont paru, selon la forme dans laquelle ils ont été publiés.

Alors, pour trouver une solution à ce problème épineux; — renonçant à suivre, comme j'en avais eu d'abord l'intention, Tordre chronologique des dates indiquées par l'auteur à la fin de chacune de ses compositions, ordre qui m'aurait contraint à scinder en trois ou quatre parties placées parfois à longues distances les unes des autres mes appréciations sur tel ou tel ouvrage dont les divers épisodes forment un tout parfaitement cohérent, — je me suis reporté au système adopté par moi pour cette revue générale de l'œuvre complète, j'ai eu recours à mes notes» j'y ai retrouvé le témoignage écrit de l'état d'esprit

dans lequel j'étaisen commençant cette lecture, des réflexions qu'elle m'avait suggérées, des comparaisons qu'elle avait suscitées, enfin des pensées qu'elle avait provoquées.

Car le propre des œuvres de Balzac, comme de celles de tous les écrivains véritablement grands, n'est pas seulement de produire des sensations, d'inciter l'imagination à la rêverie, il est surtout de féconder la pensée du lecteur.

Donc, si j'ai relu Balzac en enthousiaste, peutêtre reconnaissant au souvenir des émotions que lui a dues ma jeunesse, je n'ai point poussé cet enthousiasme jusqu'au fanatisme de parti-pris, avec la résolution de ornnia %nirari. Pour me prémunir contre l'influence que mes sympathies pour l'homme auraient pu avoir sur mon appréciation de l'œuvre, j'ai voulu tout relire et noter consciencieusement mes impressions avant d'aborder l'étude de cette vie si intéressante du grand écrivain, de cette vie toute de travail, de dignité et de luttes contre les choses et les hommes.

Ainsi faisant abstraction, dans la mesure du possible, de mes sentiments personnels pour le créateur de ces merveilleuses fictions qui avaient ravi ma jeunesse, j'ai cherché, dans cette intime lecture faite dans la maturité, presque au déclin de l'âge, à contrôler, pour ainsi dire, plutôt qu'à renouveler mes impressions de la vingtième et de la quarantième année ;j'ai essayé de me placer dans la perspective de la postérité, de me figurer que j'étais un de ces lecteurs du vingtième siècle, — à qui Stendhal en appelait de l'indifférence du public de 1840, — un contemplateur, étudiant, dans ce tableau des

Français des divers états pendant la première moitié de notre siècle, moins les mœurs et les coutumes, moins les péripéties des aventures romanesques, que les idées lumineuses et fécondes surTétat actuel de la société humaine, sur son avenir et sur l'Homme lui-même.

Eh bien, cette étude m'a procuré une des plus grandes jouissances intellectuelles qu'on puisse éprouver à suivre de l'œil et de l'esprit le sens et le mouvement de phrases alignées typographiquement sur des feuilles de papier blanc.

Tout en ressentant une vive admiration de lettré pour l'art avec lequel le romancier a su, au moyen de ses combinaisons dramatiques, charmer, émouvoir, intéresser les lecteurs, faire pénétrer dans leur esprit, à la faveur de cet intérêt, les profonds enseignements sociaux, les grands principes de haute morale humaine qui se déduisent de ses récits, — pour la poésie de ses descriptions, toutes empreintes dans leur diversité d'un sentiment si vrai de la nature, — pour le dessin si net, le relief si ingénieusement accentué des physionomies et des caractères, — je me suis attaché surtout à m'assimiler le travail du philosophe, du moraliste, du penseur, je dirais volontiers du réformateur.

C'est ainsi que j'ai vu passer, dans le kaléidoscope gigantesque qui s'est déroulé devant mes yeux» tour à tour, — des pages profondes comme des pages de Michel Montaigne, — des contes, sinon aussi ironiquement substantiels que les colossales facéties de Rabelais, tout au moins aussi amusants que les grivoiseries de Brantôme, aussi plaisamment, aussi franchement gaulois que les récits de Béroald

de Verville; —des fantaisies non moins originales et piquantes que celles de Cyrano de Bergerac ; — des traits d'héroïsme et des répliques à la Corneille ;

— des délicatesses de sentiment et des élans de passion dignes de Racine ; — des mépris de l'homme et des tendresses pour l'humanité à la Molière ; — des amertumes poignantes à la La Rochefoucauld; — des traits de caractère incisifs comme s'ils avaient été burinés par un La Bruyère; — des mouvements de cette bonhomie narquoise qui fait adorer La Fontaine; — des vues sur le gouvernement des états et sur les lois qui régissent les sociétés aussi sagement étudiées parfois et aussi judicieusement déduites que parla plume d'un Montesquieu; — des railleries acérées à la Voltaire; — des portraits physiques, moraux, intellectuels à la Saint-Simon;

— une passion énergique pour la justice et une pitié sans bornes pour les malheureux, comme chez Jean- Jacques Rousseau; — des transports d'indignation contre l'iniquité à la Diderot; — une antipathie à la Lesage contre les manipulateurs de l'argent d'autrui; — une curiosité savante à la Baffon des instincts, des mœurs, des passions, deTàme des animaux et des plantes; — une exquise aptitude, comme chez Bernardin de Saint-Pierre, à rendre et à communiquer l'impression des merveilleuses poésies de la nature ; — des aperçus à la Charles Fourier sur les destinées des sociétés futures et des visions sur la vie ultérieure des êtres ; — des velléités de fanatisme passionné et éloquent, comme chez Joseph de Maistre et chez Bonald, pour le retour aux institutions de l'ancien régime monarchique ; — et, à côté, une attraction qui, pour être

inconsciente, n'en est pas moins réelle au fond et parfois hautement manifeste vers les principes des démocraties modernes, comme chez Chateaubriand; — un pieux respect, comme chez Michelet, pour la loi universelle du travail ; — une haine pour l'oisiveté, crime social, et le parasitisme, fléau des états, exprimée souvent avec une sobriété et une verdeur de langage à la Paul-Louis-Courier I

Telles sont les comparaisons, tels sont les rapprochements, pour ne citer que des écrivains français, qu'a suscités dans mon esprit cette exploration de Toeuvre de Balzac à la recherche du philosophe, du penseur, du poète qui était dans le génie du grand romancier.

A mon sens, en effet, Balzac a été plus qu'un romancier; s'il a commencé par conter pour conter, par chercher, comme tant d'autres, à semer de péripéties dramatiques et intéressantes pour le public, l'histoire des aventures amoureuses de M. Victor et de mademoiselle Adélaïde, — s'il a élargi considérablement le champ de cette culture littéraire en donnant à ses récits des développements philosophiques, moraux, critiques, politiques et sociaux qui ont eu une notable influence sur les travaux de ses contemporains et de ses successeurs, lesquels ont tenté de l'imiter sans pouvoir approcher de sa puissante originalité, il n'en est pas moins évident aujourd'hui que le roman n'a été pour lui qu'un moyen, une forme d'adaptation de la pensée philosophique, de l'observation morale, de l'aspiration sociale, aux goûts, aux capacités intellectuelles, aux appétences du public.

« Il ne s'agit pas seulement, disait-il quelquefois.

d'émettre des idées saines et utiles; mais il importe de les présenter d'une façon attrayante^ d'amuser le public pour l'instruire et le moraliser presque sans qu'il s'en aperçoive. »

De même, en matière d'affabulation et de composition romanesques, il affirmait qu'il ne suffisait pas de raconter des faits vrais, mais que l'art du romancier consistait surtout à les présenter de façon à les rendre vraisemblables; qu'il était plus difficile d'habiller un épisode absolument vrai selon les conditions de la vérité de l'art, que de l'exposer dans sa réalité brutale.

Il a eu bien souvent, durant sa carrière, à lutter contre cette difficulté. Il n'a pas toujours réussi à la vaincre. Parfois, il a reculé devant elle sans s'avouer vaincu. C'est peut-être ce qui a été cause de tant d'ajournements de sujets et de plans de livres dont quelques-uns sont demeurés inachevés et plusieurs n'ont pas même été l'objet d'un commencement d'exécution.

Une ténébreuse Affaire offre un des exemples les plus remarquables des efforts du génie pour rendre vraisemblable un enchaînement de faits réels, mais si dépourvus de toute logique qu'ils eussent paru au lecteur absolument inadmissibles et, par conséquent, dénués d'intérêt; en outre, la victime et plusieurs des acteurs de ce drame de la vie politique existaient encore ; il lui fallut donc, non seulement changer le lieu de la scène, les noms et les qualités des personnages, mais encore modifier du tout au tout les caractères de ceux-ci.

Quelque opinion qu'on puisse avoir, au point de vue critique, de ce roman si mouvementé, on ne

peut méconnaître que ce travail d'appropriation d'une histoire vraie au génie du narrateur ne soit le comble de l'art du romancier.

En Balzac, donc, le grand conteur est doublé d'un grand artiste, comme le grand écrivain est doublé d'un inépuisable penseur, d'un infatigable remueur, d'un puissant enfanteur d'idées, car il n'enfante pas seulement celles qu'il formule, mais aussi celles qu'il fait et fera sourdre dans les cerveaux de ses lecteurs (1).

Aussi, cette qualification de « plus fécond de nos romanciers », qu'on lui donnait il y a cinquante ans, mérite-t-il de la garder et lui sera-t-elle de plus en plus applicable à mesure qu'il sera plus lu et mieux médité, quoique, en réalité, plusieurs autresromanciers aient produit unplus grand nombre de livres que lui; mais on ne saurait mesurer la fécondité d'un auteur au nombre des œuvres qu'il a produites, au chiffre des lignes qu'il a écrites. Telle page de Rabelais, de Montaigne, de Pascal, de Diderot, de Rousseau, a été et ne cessera d'être plus féconde par les pensées et les œuvres qu'elle a inspirées que tout le bagage littéraire de bien des écrivains même célèbres ajuste titre.

Or, la plupart des livres de Balzac sont des mines, des sources de pensées!

Mais, puisqu'il a enveloppé la plupart de ces pensées dans des récits romanesques qu'il a su rendre

(1) En faisant ce travail, j'ai été amené ù extraire, <\ détacher de l'œuvre immense, à isoler environ 2/tOO pensées de omnibus rehus scihilis et quihusdam aliis. Je compte réunir et publierprochainement en un volume ce recueil intéressant qui servira de complément au j)résent Essai.

intéressants, puisqu'il a dû sa grande célébrité surtout à cette qualité de conteur et de romancier, c'est cette partie, la plus considérable de son œuvre, qu'il convient d'abord d'examiner plutôt dans son ensemble qu'en détail.

Je ne m'attarderai donc pas à démonter pièce à pièce les morceaux de cet édifice colossal qu'il appelait son monument, pour en refaire des analyses qui ont été tant de fois faites et bien faites par des critiques éloquents, pour avoir ensuite à reconstruire l'ensemble par une synthèse difficile. Ce serait un véritable jeu de casse-tête chinois.

Tout autant je me garderai de rechercher, pour les citer, les pages les plus saillantes, celles qui ont excité le plus vivement mon admiration pendant le cours de mes lectures, de signaler toutes les moralités qui m'ont paru ressortir de certains chapitres, et que j'ai notées au passage. Il est telles de ces pages, de ces démonstrations, de ces déductions morales qui, chacune en leur lieu et selon le caractère du personnage, de l'événement qui en est l'occasion ou le prétexte, ont leur raison d'être et contribuent logiquement à l'harmonie générale du tout, et qui, juxtaposées, sembleraient discordantes entre elles.

Quant à l'ordre à observer pour procéder à celte revue générale, j'estime que je ne saurais mieux faire que de suivre celui que le constructeur^ — comme il se qualifie lui-même, — a indiqué dans le programme établi en 1845 pour la deuxième édition de la Comédie humaine en vingt-six volumes, écrit de la main de Balzac et remis à son ami Laurent- Jan avec dédicace signée.

Cette méthode me permettra de signaler en pas-

sant, à la place qu'ils devaient occuper et par leurs titres seulement, hélas! les ouvrages en projet. D'après ces titres, les lecteurs pourront se faire une idée des grandes conceptions que gestait ce vaste cerveau et de ce qu'a fait perdre à la Postérité et aux Lettres françaises la mort prématurée de Balzac.

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