‹ Balzac, l'homme et l'œuvreChapitre 10 sur 69 · tHV piiur plus dt' tl(''t;uls Balzac inij)rimru · texte numérisé non relu

tHV piiur plus dt' tl(''t;uls Balzac inij)rimru

U. W., I). 111-114, 117-122, 20G, etc.

peut-être manqué à Balzac autant que celle de l'esprit, il avait pourtant du cœur, un cœur chaud, un cœur expansif et bon, des élans qui rachetaient en une fois toutes ses petites négligences ou ses petites cruautés. Cette mère qui l'avait sauvé du naufrage en 1828, et qui, en 1838, « se saignait encore*» pour lui, cette mère, qui veillait de son mieux sur son pauvre grand fou et grand homme et qui, tandis cju'il écrivait la Recherche de l'absolu, tandis qu'il sentait « s'embraser » son cerveau, venait lui baigner le front de baume tranquille, cette mère, Balzac a eu maintes fois pour elle de ces mots qui payent tout ^.

A la fin de 1828, après la vente désastreuse de son imprimerie et de sa fonderie, voici quelle était sa situation : il ne possédait rien, il ne pouvait rien espérer de sa famille qui venait de faire pour lui l'impossible, et il devait 90 000 francs, tant à sa mère qu'à une personne amie. L'intérêt de la somme due était de 6 000 francs par an, il lui en fallait par an 3 000 à peu près pour vivre : total, 9 000 francs à gagner et sans que le chiffre de sa dette en dût être diminué. Un autre eût perdu courage, songé au suicide. S'il y songea, si c'est lui peutêtre que nous voyons aux premières pages de la Peau de

Page 1