‹ Balzac, l'homme et l'œuvreChapitre 9 sur 69 · orr., |). /(.i · texte numérisé non relu

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la caisse se vide ; en échange de son argent ou de sa marchandise on lui fait accepter d'étonnantes valeurs, des ci'éances sur trois librairies en pleine déconfiture, un stock d'OEuvres complètes de Pausanias, de Colin d"Harleville, de Gilbert, de Colardeau, etc. L'un après l'autre, ses associés se retirent, pressentant la débâcle prochaine; et dans l'été de 1828, au milieu d'angoisses qu'il n'avait pas oubliées neuf ans plus tard lorsqu'il écrivit César Birotleau, il se voit acculé à la faillite, si personne ne vient à son secours '.

Quelqu'un vint, et il est à peine besoin de dire que ce fut sa mère.

Ouanil on lit la Correspondance de Balzac, on est quelquefois assez choqué de la façon dont il parle de sa mère, analysant et soulignant ses bizarreries, lui reprochant d'être fantasque, exigeante et défiante ; on est même un peu plus que choqué de lui entendre dire qu'elle lui a fourni quelques-uns des traits dont il a composé le caractère d'une de ses plus odieuses héroïnes, la cousine 15(»tte'. Alors qu'elle habitait cliez lui à Paris, après iS30, on peut également trouver qu'il la fait trotter beaucoup, un jour chez l'huissier, le lendemain chez le directeur de revue ou l'éditeur, et qu'il lui joue de singuliers tours, comme de la laisser aux prises avec les créanciers devant lesquels il a pris la fuite, et de lui écrire, une fois arrivé à Sache ou à Frapesle, qu'il doit iiOO francs à l'épicier'. Qu'on ne se presse pas trop de le juger et de le condamner; dans ces choses du cœur il esl bien téméraire de juger autrui sur un mot, sur «piclqufs lignes (récrihirc. Si hi dcdicalesso du cœur a

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