Balzac imprimeur, par MM. liaiiolaux el Vicaire
l'homme 5
et le papier timbré; il en ressort qu'une mère est capable de tout, même de devenir homme d'affaires : il n'en ressort pas que la sienne eût le goût des chiffres, qu'elle fût un esprit positif et froid, et il croyait, quant à lui, tenir d'elle autant que de son père l'ardente imagination qui a fait sa gloire et son tourment : « Pauvre mère! cette imagination quelle in a donnée la jette perpétuellement du Nord au Midi et du Midi au Nord: de tels voyages fatiguent; je le sais aussi, moi ' ! »
Un peu de cette imagination se retrouvait chez son frère et chez l'une au moins de ses deux sœurs, l'ahiée, Laure, qui devint M^ie Surville et fut souvent son inspiratrice ou même sa collaboratrice -. De la cadette, Laurence, on ne sait pas grand'chose, si ce n'est qu'elle épousa un employé supérieur de l'octroi de Paris, M. Michaut de Saint-Pierre de Montzaigle, et mourut jeune, en 182G. (Juant à son frère Henri, une imagination déréglée fit de lui un véritable aventurier. Il s'en alla aux colonies, en ramena une femme tout à fait oxoli(iue, y retourna, et finalement y mourut après avoir fait le désespoir des siens, de sa mère surtout, dont il était le favori et l'enfant gâté '.
Balzac semble avoir l'ir moins choyé dans son enfance ; sa sœur ]"a dil, et il l'avait dit avant elle. 11 l'avait dit non seulement (huis ses lettres *, mais dans plusieurs