Le Curé de village, le Député d'Arcis, les Paysiins
nante histoire qui commence par la biographie ou le panégyrique de Swedenborg, devient le roman d'un ange, de sexe indécis, aimé à la fois d'un jeune homme et d'une jeune fdle, et se termine par « l'Assomption » de Séraphita-Séraphitus, avec description du Paradis, grand concours d'anges et d'archanges, etc. Il y a là des sermons mystiques de vingt et vingt-cinq pages qui eussent guéri Swedenborg lui-même de son mysticisme. Toutes les fois que Balzac veut être poétique, il est exécrable. On en peut juger par ses romans d'amour, qu'ils s'intitulent le Bal de Sceaux, le Message, Béatrix, ou le Lys dans la vallée. Il était très fier du Lys dans la vallée: il se piquait d'y avoir parlé « le langage de Massillon », d'en avoir fait i un bréviaire femelle » et « l'œuvre la plus parfaite comme style ' ». Quand il le fit paraître, en 1836, la Revue de Paris, qui venait d'avoir un procès avec lui et n'avait pas ou gain de cause, publia une j)arodie de l'ouvrage-. Parodie spirituelle et amusante, mais bien superllue : le Lys était déjà une parodie, celle de la Nouvelle Iléloïse, de Claire d'Albe, de Valérie, d'Indiana, celle de l'amour romanti(pie. A vingt ans, Félix de Vandenesse est assis dans un bal auprès i]c M'"" de Mortsauf qu'il ne connaît pas; il voit ses blanches épaules, et aussitôt : « Je me plongeai dans ce dos, raconte-t-il, coMime un enfant qui se jette dans le sein de sa mère, et je baisai toutes ces épaules en y roulant ma Ic'Ie. Cette femme poussa un cri perçant (|ue la musi((ue enq)êclia d'cnlcndrc... lllle s'en alla par un mouvement de r<'iuc. » Il s'en va. lui. \\vr (i'aiiioui'. tu niiii li' conduil clic/, clic; il l;i rcNoil, il r('C()iilc. en cxiasc : « Sa