‹ Balzac, l'homme et l'œuvreChapitre 44 sur 69 · Leilirs à VElrdiKji'rr, [i. JJi · texte numérisé non relu

Leilirs à VElrdiKji'rr, [i. JJi

la rue des Marais. Et cet imprimeur sur qui pleuventles assignations et les protêts, cet imprimeur de sens peu pratique, mais de grande imagination, qui se flatte de découvrir incessamment un nouveau procédé de fabrication du papier ', cet imprimeur amoureux qu'un regard de sa bien-aiméc console de toutes ses disgrâces, est-ce David Séchard"? est-ce Balzac?

Il se croyait le plus discret des amants, et pour rien au monde il n'eût voulu nommer dans ses ouvrages celle qui avait été la grande amie de sa jeunesse. Que de fois pourtant il y est question d'elle ! On sait de quelle étrange manière se déclare l'amour de Vandenesse pour M'^i"^ de 3Iortsauf {Lys dons la vallée) : assis derrière elle au bal, il l'embrasse soudain dans le dos. Telle avait été, une lettre inédite l'atteste, la première déclaration de Balzac à M'"" de Berny, et il a dit, du reste, en propres termes, que M'"" de Mortsauf n'était qu' « une pâle épreuve de M'"^ de Berny - ».

N'en étaient-ce pas déjà des « épreuves » que Catherine dans la Dernière fée, Pauline dans la Peau de chagrin, ■^[me d'Aiglemont dans la Femme de trente ans, et toutes les fois qu'il a essayé d'exprimer les maternelles douceurs de l'àme féminine, toutes les fois surtout qu'il a peint l'automne de la femme et les amours d'arrièresaison, ne peut-on pas dire avec assurance qu'il pensait à la Dilectal

Cela n'est nulle part plus sensible c|ue dans la Femme abandonnée.

Gaston de Nueil, que sa famille a envoyé en 1822 à Bayeux pour le soustraire aux entraînements de la vie

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