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sur le Cousin Pons, publié six mois après la Cousine Belle, au printemps de 1847, sous le même titre général d'Histoire des parenls pauvres.
Le début en est excellent, comme l'est toujours, d'ailleurs, le début d'un roman de Balzac.
La scène est à Paris, en 1844, et l'histoire est celle d'un vieux musicien nommé Sylvain Pons. A la fin de l'Empire, Pons passait pour avoir quelque talent; il composait d'agréables romances, et il était très recherché dans le monde; il dînait beaucoup en ville, ce qui est une carrière comme une autre. Sa musiquette s'est vite démodée, son semblant de réputation s'est évanoui, et les invitations à dîner sont devenues plus rares. 11 n'est pas trop malheureux, néanmoins. Un emploi de chef d'orchestre dans un théâtre du boulevard, quelques leçons de piano dans des pensionnats et des couvents où sa laideur exceptionnelle lui assure un accès, lui permettent de vivre à l'aise, et d'acheter même de temps à autre quelcjue tableau, quelque meulile ancien, quelque bibelot rare, qu'il sait dénicher et se procurer à bon compte. 11 s'est ainsi constitué un petit musée qui est sa joie, sa joie égoïste, et qu'il ne montre à personne, sauf à son ami, à son inséparal)le, le vieux Schmucke, Allemand de naissance et musicien C(Mnme lui.
Lu 1838, Balzac se faisait initiera la musicpie, et [jIus particulièrement à la musicpur de Rossini, par un vieux nuisicien allemand (pii venait chaque semaine passer plusieurs heures avec lui et lui faire un i)etit cours d'art musical'. 11 s'était adressé à lui alors qu'il i)rojetait