lliilzac, iiar M'"" Surville
3. Le Pdilevin de i'Kgreville, Ijurace Uaisson, Etienne Arago.
4. Curr., [>. 12. — Il y avait aldis, dit-il dans une de ses lettres de 1822, " disette de romans ». Toutefois, pour la Dernière fée
l'homme 15
trop faible encore pour lui donner Tindépendance et convaincre ses parents, qui ne se consolaient toujours pas de n'avoir i)as un fils notaire. 11 maudissait la nécessité où il se voyait de faire « de la littérature marchande ». tt Je commence à tàter et à reconnaître mes l'orces. Sentir ce que je vaux, et sacrifier la fleur de mes idées à de i)areilles inepties! c'est navrant! Ah! si j'avais la pâtée, j'aurais bien vite ma niche, et j'écrirais des livres qui resteraient peut-être ' ! »
Était-il bien déjà en état de i)roduire de ces livres qui restent, déjà mùr pour les chefs-d'œuvre? On en peut douter. Quoi qu'il en soit, dans l'espoir de s'affranchir en s'enrichissant, et encouragé, entrauié par un ami qui s'offrait à lui avancer les premiers fonds, en lb>2:j il se lance tète baissée dans des entreprises commerciales auxquelles il n'entend rien. 11 s'associe avec le libraire Urbain Canel pour l'édition d'un Molière et d'un La Fontaine in-8" qui lui coûtent près de 10 000 francs et dont il ne se vend pas, en un an, « vingt (î.xcmplaircs >.. Pour se rattraper, il achète une inqjrimerie et s'y installe, rue des Marais-Saint-Germain (rue Visconti), laissant à Barbier, ancien prote, le soin de la partie technique, et se réservant celui de la comptabilité pour hupielle il se sent une vocation spéciale. Au bout de deux ans, l'actif de la maison est de 07 000 francs et le passif de 113 000. 11 s'entête, il prend un nouvel associé, Laurent, et à riniprimerie qui pé-riclile il joint une fonderie de caractères. Mais les commandes sont rares, les clients payent mal, les créanciers se fâchent,
071 la nouvelle Inmpe merveilleuse, 1rs Irais (l'iiiiiircsninii l'iiicol il sa cliai-f^c (Une jid'je perdue de II, dr lUilzur, par M. de S|iil'IliiTch (le I.dvciijiiul).