Lettres à VÉtrangère, p. 442; Con\f p
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procédé de fabrication du papier. En 1838, il s'embarque à Marseille avec des airs de conquistador, pour aller exploiter en Sardaigne d'anciennes mines d'argent qui datent des Romains et dont les scories doivent receler des trésors*. De Sardaigne comme d'Angoulême ou de Besançon il revient les mains vides, mais gai, mais confiant, certain de trouver et prompt à trouver autre chose. Successivement, il fonde deux revues, la Chonique de Paris en 1834 et la Revue parisienne en 1840; l'une végète quelque temps, l'autre expire au troisième numéro. N'importe! il partira pour le Brésil et en reviendra riche : < C'est un projet excessivement arrêté », — et abandonné dès le lendemain 2. En 1845, il veut spéculera Paris sur les terrains; pour 90 000 francs il aura 1 500 toises de terrain à Monceau, il s'en réservera la moitié pour s'y construire un hôtel, et dans six ou huit ans il revendra l'autre moitié 400 000 francs : il en est sûr, il en parle à tout venant, quitte à n'y plus penser deux mois après ^.
Et peut-être, après tout, parmi tant d'idées dont il se grisait, s'en trouvait-il de bonnes et de réalisables; peut-être a-t-il pressenti, ou, comme on dit, flairé plusieurs spéculations où d'autres se sont bel et bien enrichis. Mais qu'est-ce en pareille matière que le flair et l'intuition sans la pratique des affaires, sans la prudence et l'ordre et la suite dans les idées, et qui en a jamais plus manqué que lui? Un jour qu'il développait devant Henri Monnier un projet magnifique au bout duquel il y avait quatorze millions à partager entre
1. Balzacy par M"" Surville; Co7^r., p. 181, 183, 185, 282,291, 293, etc.