Les Tuileries, la cour
3. Sur le manuscrit du Cromwell, que possède M. de Spœlberch de Lovenjoul, des notes indiquent les modifications ou coupures qui pourraient être faites à la représentation, mais l'auteur recommande de ne toucher au texte qu'avec les plus grands ménagements.
4. M"* Surville dit ; en avril 1820, mais c'est une erreur ou une faute d'impression; voir Corr,, p. 10.
parisis, et leur lit sa pièce. Elle tombe à plat, au milieu d'un morne silence et d'une stupéfaction générale. Il proteste; on soumet son manuscrit à un vieil ami, ancien professeur à l'École polytechnique. Celui-ci lit le manuscrit, et malgré l'incident des fils de Cromwell, malgré le fils de Strafford, malgré la magnanimité de Charles I®^ plus belle que celle d'Auguste, il vient dire à l'auteur : « Faites quoi que ce soit, excepté de la littérature*. »
L'auteur ne se tint pas pour battu, et ses parents voulurent bien lui laisser le loisir d'une revanche. Ses longs mois de mansarde l'ayant fort amaigri, ils le gardèrent auprès d'eux, à Villeparisis ; quant à de l'argent il restait entendu qu'il n'en devait attendre que de sa plume 2.
C'est alors qu'en l'espace de quatre ou cinq ans, il produisit, soit seul, soit avec des collaborateurs aussi jeunes que lui 3, un nombre effroyable de volumes, — sa sœur dit : « plus de quarante >, ~ romans à la douzaine qu'il signait : lord R'hoone (anagramme d'Honoré), ou Horace de Saint-Aubin, et qu'il n'a jamais avoués depuis, jamais signés de son nom, quoiqu'il en ait fait réimprimer quelques-uns en 1836 et 1837. On est émerveillé, en les lisant, qu'il ait réussi à trouver des libraires pour les publier et les lui payer. Car ils lui ont été payés, le premier, VHéritière de Birague : 800 francs; le second, Jean-Louis ou la fille trouvée : 1300; le troisième, Clotilde de Lusignan ou le beau Juif: 2 000 *. Résultat flatteur, mais
1. Balzact par M"" Surville» — Ghamfleury dit que le lecteur iCéia.ït OiUtre qn^Xadrieux {Grandes figures d'hier et d^ aujourd'hui)»