‹ Balzac: sa vie-son œuvreChapitre 26 sur 38 · Grandeur et décadence de César Birottean · texte numérisé non relu

Grandeur et décadence de César Birottean

C'est encore une de ces étude s profonde s qui offrent d'utiles et féconds sujets de méditation, des enseignements instructifs aux législateurs et aux politiciens réformateurs.

En tant que romancier, Balzac a accompli un véritable tour de force littéraire en écrivant cette sorte d'épopée tour à tour dramatique et comique de la société bourgeoise et commerçante de Paris, en trouvant le moyen, grâce à son merveilleux talent d'artiste, de rendre extrêmement touchant ce héros de la parfumerie, présenté d'abord sous des dehors assez grotesques.

Mais, s'il est ridicule de prétentions ambitieuses, de vanité outrecuidante dans la prospérité, comme il devient intéressant, grand même, quand le malheur l'atteint! On se prend à le respecter, à l'aimer parce qu'il ne s'est jamais départi des principes de la plus scrupuleuse probité, de l'honneur commercial le plus austère. Il est digne des deux femmes adorables qui l'entourent, le vénèrent et le consolent. Constance et Césarine.

Comme ce trio honnête et sympathique se détache avec un relief charmant du fond de ce tableau des mœurs du commerce et de la Banque !

En avons-nous assez vu, depuis, de ces du Tillet, de ces Claparon, etc., etc., sous le gouvernement de 1830, et surtout sous le second Empire? Ils ont pullulé !

Mais, dans les circonstances où l'auieur a placé son héros, la protection des Lenoncourt, des Vandenesse, du roi lui-même, me semble bien inutile ; le cadeau de six mille francs sur la cassette est un peu puéril. Qu'est-ce que cela comparé au dévouement de Pillerault, le républicain, et du jeune Anselme Popinot?

Mais il est des parties dans ce roman, — celles probablement qui touchent le moins les chercheurs

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