‹ BambuseaeChapitre 40 sur 94 · PI. N°IX. — EL · texte numérisé non relu

PI. N°IX. — EL

tres.

environ 200 me

ru CAN

*GOGI SIPUI U9O 29UEIFEIA osud otydeiSojoua ‘T °P ‘H SU29S2QN J'Y OP JISSEUE UNP 2JAUESUT — ‘X oN [Id

Le

‘In9yneu ‘96 ‘WU O 9$E4 EI E SOUOIHFUOIITI $ SnJd BJ }IOA UO au92nes b JE E NO [ 'SOUNEUO “HI S429500nd ‘Yd 2P FISSEUI UN P INOHOQULT VW — ‘

-c061 uni 9 teur uo 99dd0[9A9pP }59,S 9Jç9 ‘SHIJOUI 07 ossnod re mb noqueq 2p 987 one sud 7 j9 osso1 TJUOU 9001 IEUI US DOUBIUIJ L Sos SoryderSoJOu ‘TT 9P

‘ OdOIMF u9 sounof sop juouoddofsa9p 97 juE "T 9P °H 24910

mn cd

tête (Ph. mis et bambusoides en mélange). Par cette voie, il arrive latéralement dans la cour du mas de Prafrance qui se trouve au cœur des plus imposants massifs de bambous. Se plaçant sur le seuil du mas ii a devant lui une avenue de trois cents mètres de longueur qui fuit jusqu'aux limites du parc. Cette avenue bordée de Trachycarpus excelsa de cinq à sept mètres de hauteur est flanquée des deux côtés d'immenses massifs de Ph bambusoides sous l’ombrage propice desquels s’étend un tapis de jeunes palmiers de semis naturel. Sans quitter son point d'observation, à sa gauche ses regards se portent sur des chaumes géants de Ph. ms dépassant quinze mètres. Ce massif de premier plan, dont le sous bois est composé de À. variabilis var. Fortune: lui cache les plus anciennes plantations de bambous opérées par Mazel. C’est à présent un mélange inextricable des PA. mis, sulfurea, bambusoides, pubescens, violascens, viridiglaucescens, aurea, À. Simon, B.quadrangularis. À sa droite il voit, en bordure de l’avenue de palmiers, un massif de Ph. mgra que dominent les tiges colossales de P}.pubescens atteignant de quinze à vingt mètres ; plus à droite encore se trouvent les plus grands Ph. bambusodes du parc (quinze mètres et plus ; c’est le groupe qui fut longtemps dénommé Ph. Mazeli}, puis un vaste massif de Ph. violascens aux chaumes de dix à douze mètres, semé de Ph. pubescens et sulfurea et enfin plus loin encore les chaumes dénudés de Ph. Boryana dont le massif, qui à fleuri, commence à se reconstituer. Si le visiteur, quittant le seuil du mas et marchant vers l’ouest suit le chemin qui longe au sud ces dermers massifs, il atteint bientôt des bosquets de Ph. aurea et Ph. mgra ; puis tournant ses pas vers le sud il parcourt les plantations de mélange (où À. japomca se trouve en abondance, allié aux Phyllostachys) qui bordent le Gardon sur plus de cinq cents mètres de longueur. Il atteint alors bientôt l'extrémité de l’avenue de palmiers au bout de laquelle il aperçoit son poste d’observation de tout à l’heure. Il a ainsi fait le tour de toutes les anciennes plantations de bambous dues à Mazel. Elles couvrent environ quatre hectares et sont disséminées dans toute l’étendue de la partie plate du parc. Quant aux nouvelles, elles se trouvent les unes disséminées dans le secteur du parc compris entre les avenues de bambous et de palmiers, les autres sur les terrasses en gradins qui s’étagent à l’est du mas de Prafrance entre celui-ci et l’habitation de son propriétaire, Ce sont les

espèces plus délicates et M. Nègre leur a choisi les emplacements où la réverbération des rochers tout proches assure les plus hautes températures. Toute la propriété est irriguée grâce à une prise d’eau de trois cents litres par seconde et à une machine hydraulique élévatoire. Ceux qui se sont livrés à la culture comprendront tout le parti que l’on peut tirer de conditions aussi favorables. Ils ne seront pas étonnés si nous mentionnons encore, par exemple, que les Sequoia sempervirens y atteignent déjà quarante mètres de hauteur et que certains rosiers Thé atteignent vingt mètres de hauteur dans les arbres : Prafrance reconquis est de nouveau un paradis pour le botaniste et l’amateur !

De Prafrance, les bambous se sont répandus dans les propriétés des environs et c’est par douzaines que l’on peut compter les amateurs dans un rayon de quelques kilomètres. Nous citerons entre autres le parc des Comtes de Chaponnay où trois espèces forment des plantations très étendues et magnifiques : on y peut voir les plus beaux Ph. migra d'Europe : certains chaumes d’un bosquet dépassent douze mètres de hauteur et nous en avons mesuré un de cent

Cliché H. Drtox.

PL. XIT. — Suasa paniculata forma nebulosa, M. et S. Chez M. Latour-Marliac, avril 1903.

quatre-vingts quinze millimètres de circonférence. Un peu plus loin d’Anduze, au parc d'Uzès, rien qu’en 1905, on a planté trois cents touffes de bambous.

M. Latour-Marliac de Temple sur Lot (Lot-et-Garonne),

possède aussi de très beaux bambous, dont quelques-uns atteignent quinze mètres de hauteur. À. fastuosa, Ph. (Henoni) puberula et sa variété Boryana, Ph. bambusoides var Marlacea et Cashllom et quelques autres y ont pris un développement que l’on chercherait en vain ailleurs. Au parc de la Maulevrie (Angers), M. G. Allard a aussi introduit des bambous dont les touffes, alternant avec des palmiers, forment un ensemble des plus décoratifs. Dans l’est de la France les bambous ne manquent pas non plus malgré la rigueur des hivers : à Nancy et dans les environs on | compte des plantations de bambous qui élèvent chaque année leurs gracieux chaumes à cinq et six mètres. Mais nous ne pouvons avoir la prétention de citer tous les points de la France où l’on rencontre des bambous.

L’Angleterre semble le pays où les bambous jouissent de la plus grande vogue. Les parcs célèbres de Lord Redesdale, Sir Ch. Ellis, Lord Beresford, Fitz-Gérald, le Marquis de Lansdowne et nombre de grands propriétaires en recèlent de riches collections jalousement entretenues. La plus importante que nous ayons pu examiner est celle de Lord Redesdale à Moreton-in-Marsh. Commencée en 1885, elle comprenait en 1904 plus de quarante-cinq espèces et varietés. Disposée sur le flanc d’une colline dans le « æsld garden» de Batsford Parc, elle est arrosée par un ruisseau aux méandres capricieux et aux cascatelles pittoresques. Cette collection comprend des centaines de touffes, la plupart fort étendues, et 1l est facile de voir que chaque année on y pratique des plantations nouvelles. Du pavillon japonais qui domine le côteau, Îe coup d’œil est admirable sur les premuers plans et grandiose sur l’immense étendue qui se déroule j: usqu’à l'horizon. Des chemins commodes, franchissant le ruisseau sur des ponts rustiques, serpentent dans les bosquets de bambous,tandis que de nombreux rochers donnent de la variété au paysage. Vers le haut même P#. vr0lascens commence à dessiner une voûte de feuillage au-dessus du chemin. En 1904 les espèces les plus hautes atteignaient de cinq mètres cinquante à six mètres : c’étaient Ph. bambusoides et ses variétés ; Ph. puberula et ses variétés ; À. Szmont, À. Falconeri (nobilis) et quelques autres. La plupart des autres grandes espèces variaient entre trois et cinq mètres de hauteur ; les À. anceps, aristata, racemosa, mtida formaient d’admirables groupes disposés à profusion sur les rives du ruisseau et entre les amoncellements de roches.

C'était vraiment d’un saisissant effet d’extrême-orient, et l’on s’attendait à voir paraître au tournant du sentier quelque mandarin en longue lévite de soie. La plupart des espèces tracent vigoureusement et quelques- unes, que nous Considérons en Belgique comme très délicates, y prospèrent parfaitement. C’est amsi que B. quadrangularis QUI l’Ermitage, n’a jamais supporté un hiver même couvert, n’a plus gelé à Batsford Parc depuis 1894. Il y trace longuement et dépasse trois mètres. Il en est de même de maint autre que nous avons vu à Batsford Parc. Î1 y a cependant parfois des coups de froid sérieux : notamment pendant l'hiver de 1894-1895 on a constaté — 15° centigrades. Les plantes, sans doute mal aoûtées par un été insuffisamment chaud, ont toutes été rasées jusqu’au sol ; mais aucune n’a péri, les souches ayant conservé assez de vie pour développer de vigoureux chaumes dès l’année suivante. Les collections d’horticulteurs ne manquent pas non plus en Angleterre ; celles de MM. J: Veitch and C°;"Gauntlett Sont and C°, à Guernsey sont parmi les plus intéressantes. Aux îles Sailly (les Sorhingues des Français) les bambous trouvent un emploi très utile : on en fait des haies abris de dix mètres d'épaisseur, sans la protection desquelles les riches cultures hivernales de fleurs destinées aux marchés de Londres, seraient impossibles dans ce royaume des vents.

En Allemagne, feu le Grand Duc de Bade, décédéde 28 septembre 1907, était l’un des amateurs les plus éclairés et les plus passionnés. Son île de Mainau dans le lac de Constance présente des sites ravissants où l’on peut admirer de beaux massifs de bambous atteignant cinq à six mètres de hauteur, et de jeunes plantations. Mais à part la vallée moyenne du Rhin, le climat de l’ Allemagne paraît se prêter mal à la culture des bambous et les amateurs y sont encore peu nombreux. Toutefois, comme certaines espèces se maintiennent dans les Jardins Botaniques de Vienne et Buda-Pest, il serait intéressant de voir pratiquer des essais sur divers points.

En Hollande nous ne connaissons que des horticulteurs qui cultivent des bambous rustiques, mais ce fait paraît indiquer que leur clientèle en achète et que ces plantes ysont donc en honneur chez certains amateurs. Nous ne citerons qu’un horticulteur qui possède desbambous : M.Grænewege, d’Amsterdam,et cela en considération de ce que c’est lui qui nous a fourni en 1883 la première plante de notre collection.

En Belgique, malgré la rigueur du climat, les amateurs sont relativement nombreux. L’une des plus anciennes collection est celle de M. Schreiber, à Tongres. Elle est peu nombreuse en espèces, mais l’une d’elles, A. Simon, y a pris une grande extention, s'élève à plus de cinq mètres, trace vigoureusement, fructifie chaque année depuis longtemps, et les graines tombées sur le sol y germent spontanément. Cette espèce — qui est loin d’être la plus rustique — est donc complètement acclimatée chez M. Schreiber. La collection de feu M. le sénateur Monteñore-Levy, au Rond-Chêne par Esneux, est un peu plus nombreuse : on y compte une douzaine d’espèces qui promettent de prendre un beau développement. Beaucoup plus importante en espèces est la très belle et très intéressante série réunie au Château de Marlagne (Namur) par M. H. Drion. Malgré un sol beaucoup trop compact, et un climat assez froid à cause de l’altitude (cent cinquante mètres environ), M. Drion cultive avecsuccès plus de quarante espèces et variétés en plein air. Il se dégage un précieux enseignement de l’examen de cette adnurable collection: c’est que les terrains très compacts ne conviennent, en Belgique qu’à très peu d'espèces et sont surtout défavorables à la plupart des grands Phyllostachys. M. Drion l’a appris à ses dépens, et ce n’est qu’en amendant beaucoup son sol argileux qu’il a pu obtenir les spécimens opulents que nous admirons chez lui. Ce n’est d’alleurs pas seulement la culture des bambous qui charme cet amateur éclairé, c’est un véritable groupement de la flore d’Extrème-Orient qu'il effectue avec le plus grand succès. Les comifères, les arbres feuillus, les arbustes, les plantes vivaces de Chine, du Japon, de Mandchourie et de Sibérie, mêlés à des groupes ou des massifs de bambous, constituent sur près de deux hectares déjà la majorité des essences plantées. D’importantes pépinières qui recèlent bien des raretés d'Orient, indiquent assez que M. Drion ne s’arrête pas au milieu d’une si intéressante tâche. La partie de son parc consacrée à la flore d'Asie est digne d’appeler l'attention toute particulière des amateurs et des botanistes, ce sera pour tous un sujet d’études fructueuses. Ses bambous artistement placés et disséminés sur les pelouses ne tracent cependant pas depuis assez longtemps pour produire de grands chaumes et Ph. bambusoides seul a atteint six mètres. Citons encore parmi les espèces qui tracent et s’y développent le plus vigoureusement les Ph. wridi-glau-

ae O 7

cescens, flexu0sa, ver puberula et ses variétés Boryana, nigra-punctata, etc...; les À. fastuosa,ntida, Simon, variabilis, et ses variétés, qui semblent ne pas craindre les sols compacts; 1l en est de même de B. Ragamowski couvrant un vaste espace. Les divers Sasa prospèrent aussi admirablement et forment çà et là d’élégants massifs dans les pers- DÉCHVES:

Depuis quelques années, et surtout depuis deux ou trois ans, à la suite des efforts de vulgarisation que nous avons entrepris, divers amateurs ont commencé ou développé la culture des bambous. Nous citerons entre autres : MM. KR. Warocqué à à Mariemont, D' J. Chalon à St. Servais, A. Camion à Bouillon, Ch. Gendebien, CE Maigret, Le Anciaux, à Mons et environs, Madame Riez à. Uccle 1Paren dé Crombrugghe à Vladsloo, Baron de Sélys Lonchamps à NVAremme tete terce

Comme on le voit par l’exposé qui précède, cette culture n’est pas encore répandue comme elle le mérite, et si l’on s’éloigne de l'Italie et de la Riviera, on ne rencontre que très peu de points de peu d’étendue, comme Prafrance, Temple sur Lot, Gau, la Basse-Loire où les chaumes de Phyllostachys dépassent régulièrement cinq mètres de hauteur. Dans le sud-ouest de lAngleterre, quelques Arundinaria ont atteint neuf mètres et l’on y cite comme exceptionnel et unique un Ph. migra qui a atteint sept mètres à Sydenham.

CHABMR EN Nes CULTURES DANSUUN BUM COMPTE ROLE

Mais tous les efforts relatés plus haut portaient uniquement vers l’obtention de plantes ornementales. Sous les auspices de la Société d’Acclimation de Paris, MM. À.et C. Rivière (père et fils), admirablement secondés par le chmat de l’Algérie et les ressources de l’irrigation, entreprirent au jardin du Hamma (Alcer-Mustapha), des essais de multiplication rapide et de culture en grand de toutes les bambusacées (1). Leurs efforts furent couronnés d’un

(x) Nous signalons que la suite de ces études est en ce moment reprise par M. le Dr Warcowicz, Dr du ]. B. de Soukhoum-Kalé, et nous saluons avec autant de plaisir que d'intérêt cette heureuse initiative.

Cliché H. de L.

dans le parc de M. Dr

arlagne, en

1On,, à

1Se

.— Vue pr

Page 1