BIT
llet 1907.
jui
pere su
‘UEIA pUO29S ne 2UoNES BJ INS SOJAISIA JUOS SNOQUEG 9P shpuoo SJIsseur siMoISN[ ‘2061 Jojpml uo fOuSPTIEIN & ‘UOHC ‘IN ©P 0184 9] SUBP os 9nA — ‘AIX oN ‘Id
*NOTH( H 2UO1L
TE à ï
g.4 LME 3 4
‘881 9 osMmb9r noquieq op ojuejd arsruerd e1joù 2p uotstArTp oun JJU9S91d911999 "2061 o1quoydos uo sryderSojoyq'sonourç juouStoy}e SOUMEUD SpUBIS SNA SJ 9PIUNU S91] [OS uo 8681 uo 9SB}IULIT,] v Qued 7 39° vamodol ravmpuniy 9p sdno1n) — -AX,N ‘Id
*NOIAG HI 919110
plein succès, et l’on peut dire que ce fut en réalité, à l’occident du vieux monde, le premier effort sérieux vers la création de cultures de bambous dans un but commercial. Ces essais furent interrompus en 1878 par la mort de A. Rivière, à une époque où le nombre des espèces introduites était loin de ce qu’il est aujourd’hui. MM. Rivière étudièrent avec grand soin la biologie, les caractères et les usages de chacune des espèces, et leur rapport qui fut publié en 1879 (1) développa beaucoup la connaissance de ces végétaux. Leur œuvre de vulgarisation fut d’ailleurs efficace longtemps avant la publication de leurs études : elle fit entreprendre en France plusieurs essais de culture en grand. M. Percie du Sert boisa de bambous toute une île du Rhône ; M. Garrigues de Gau (Basses Pyrénées) fit en 1872 de grandes plantations de rapport qui furent rémunératrices dès les premières années. M. Mazel, de Prafrance, en couvrit quatre hectares qui, dans les dernières années de sa vie furent une source de profits par la vente des tiges coupées aussi bien que par celle des plantes. Il fut ainsi prouvé que la culture des bambous peut être fructueuse dans le bassin de la Méditerranée. Cependant les principes de culture appliqués n'étaient pas tout à fait ceux que l’on préconise au Japon. Ceux-c1 étaient d’ailleurs inconnus à cette époque, ils ont été tout d’abord exposés en 1894 par M. Léon Van de Polder, puis en 1899 par Sir Ernest Satow et enfin d’une façon plus détaillée et complète en 1903 par M. D. Fairchild, du département d’agriculture des Etats-Unis. Ces principes de culture ne peuvent cependant pas être appliqués à la lettre dans toutes les régions où la culture des bambous est possible.
En Europe,cette région est assez étendue.Nous la préciserons comme suit : tout le bassin nord de la Méditerranée jusque trois cents mètres d’altitude environ (2). Dans toute cette contrée l'irrigation est indispensable pour obtenir une bonne végétation. Le reste de la France et la Belgique jusqu’à 100 où 150 mètres d’altitude ; l’ouest de la Hollande. En Allemagne et en Suisse, la vallée moyenne du Rhin. Les Iles Britanniques jusqu’à une altitude de 150 à 200 mètres, la plus grande partie du Jutland, la côte de Norvège dans ses parties basses et abritées, probablement jusqu’au cercle
. (x) Voyez la fiche bibliographique, page 72. | (2) Parfois même plus haut comme, par exemple, sur les rives du Lac Léman.
Et
polaire. Enfin dans l’est de l’Europe, une grande partie des rivages de la mer Noire.
Aux Etats-Unis, nous pensons que la région de culture comprendra environ l’aire de dispersion de l’A .macrosperma, c’est-à-dire la partie au sud de Philadelphie.
À notre époque où l’on déboise inconsidérément, surtout pour la fabrication du papier, il semble que l’attention de beaucoup de gouvernements pourrait utilement se porter sur la culture des bambous. Ils sont susceptibles de donner annuellement, après 10 ou 15 ans seulement de plantation, les plus hauts rendements en fibres ligneuses, dont les végétaux soient capables.
CLPAERARRE NE BE CLINPMPODENLANBE CCIOUE
Voici quelques notions sur le climat de la Belgique où sont pratiqués les essais relatés plus loin.
Mons, longitude: 3° 57’ Est de Gr. latitude : 50° 27’ nord.
Ermitage, longitude : 3° 59° Est de Gr. latitude : 50° 27’ nord.
La latitude de l’'Ermitage correspond donc à un point situé un peu au nord de Winnipeg au Canada.
La moyenne annuelle de la basse Belgique est de — 9°,8 centigrades.
La moyenne de janvier, le mois le plus froid est de —+ 1°,4 centigrades. |
La moyenne de juillet, le mois le plus chaud est de + 17°,6 centigrades.
Le minimum absolu, sous abri, qui s’est produit le 25 janvier est de — 20°,2 centigrades.
Le maximum absolu, sous abri, qui s’est produit le 18 août est de + 35°,3 centigrades.
La moyenne annuelle d’eau tombée est de 700 nullimètres environ. LU
On peut donc dire que la basse Belgique participe encore au climat maritime de l’Ouest de l’Europe. Cependant les coups de froid qui, partant de Sibérie, traversent toute l’Europe de l’Est à l'Ouest, l’atteignent parfois sévèrement. Ils annulent alors plus ou moins pendant quelques jours, quelques semaines, ou même parfois plusieurs mois les effets du Gulf-Stream. | |
Le Jardin de }’Ermitage où nous cultivons les bambous
est à une altitude variant entre cinquante et soixante mètres. Suivant les années, il y peut geler au cours de tous les mois de l’année, et, en 1907, dont la première partie a été exceptionnellement froide et humide, 1l a gelé dans tous les mois excepté août, et le thermomètre n’a atteint que trois fois — 30° centigrades. On voit, par ces données sommaires, que ce climat est très défavorable à l’aoûtement des jeunes chaumes. Depuis le début de nos essais de culture aucune année ne fut plus funeste que 1907 sous ce rapport.