‹ BambuseaeChapitre 73 sur 94 · EAU · texte numérisé non relu

EAU

En voici la description sommaire. Plante tracanté ayant le port du type. Chaumes jaunes d’or, striés de vert vif, la couleur verte étant presque toujours confinée dans la cannelure de la tige et des rameaux. Feuilles panachées de jaune, gaînes striées de bandes pâles. Les autres caractères sont ceux du type, et en particulier l’inflorescence présente la plus grande sessemblance avec celle Ph. nigra mais elle est plus pâle dans toutes ses parties. Nous proposons de lui attribuer le nom de Ph. migra var. flavescens.

Cette variété a fleuri en 1903 dans le « Bamboo garden » deKew, où elle était étiquetée Ph. Quilioi var. Castillonis ; elle fleurissait encore quand nous l’y avons vue en Juin 1904. C’est elle dont nous signalons la floraison page 29 de notre N° 1, sous le nom erroné qu’elle portait dans le «Bamboo garden >» de Kew. Les chaumes et ce qu'il restait du feuillage ressemblaient vraiment à s'y méprendre aux Castillonis qui l’entouraient. Nous croyons que c'est la même variété dont la floraison avait été signalée à Menabilly chez M' Rashleigh, (Gard. Chron. 5 Août 1904) et à Bicton chez M'J. Magne (Gard. Chron. 13Août 1904). Ce n’est qu’en examinant en Juillet dernier l’herbier de Kew que nous avons reconnu l'erreur de dénomination mentionnée plus haut. Cette variété, fort rare en Europe, a été détruite à Kew ; espérons qu'elle a mieux résisté ailleurs : car presque tous les Phyllostachys parvenus au stade traçant que l’on veut bien laisser en place et soigner, repoussent après iloraison.

B) Phyllostachys Quilioi, Rivière.

Nous croyons que c’est à tort que MM. Rivière ont donné un nom nouveau à l’espèce que l’Amiral duQuilio a introduite en 1855 du Nord du Japon. Nous pensons qu'elle avait été auparavant décrite sous le nom de PA. bambusoides, Siebold et Zuccarin1.

Nous exposerons dans notre prochain numéro Îles raisons qui appuyent cette opinion.

L'herbier de Kew renferme un échantillon de cette espèce récolté dans le Hupeh ; il y atteint o, m 15 de diamètre ,et par conséquent plus de 20 mètres de hauteur.

On peut affirmer qu’on la rencontre cultivée à la fois ez Chine et au Japon. Nous sommes donc en droit de nous demander du quel de ces deux pays elle est originaire. On peut aussi invoquer la raison suivante pour croire à une origine chinoise. On constate que généralement dans une

ERLR e pens

famille, dans un genre même, les grandes espèces ont une origine continentale : or Ph.Quilioiquiatteint dit-on trente mètres de hauteur dans les cultures, est l’une des plus grandes espèces du genre Phyllostachys.

Page 1