RS = SEA
puis un peu plus haut de gaines portant des feuilles. Un
diaphragme correspond à l'insertion de chaque gaîne. La
tigelle, massive à sa base creuse ordinairement plus haut, compte donc un certain nombre de mérithalles. Lorsque quelques feuilles sont développées, il nait, vers la partie basale et souterraine de la tige, un verticille de quelques racines adventives au niveau de chaque diaphragme. Ces racines percent la gaîne insérée au dessousde chacun d'eux.
À la base également de chaque mérithalle, il apparaît alors un bourgeon Ces bourgeons sont distiques et alter-
nes, dans un plan vertical parallèle à celui du scutellum
Quand la tigelle a atteint son développement complet en hauteur, les bourgeons souterrains qui se sont formés les premiers commencent, au nombre de un, deux ou trois, à se goniler. Ils donnent naissance à de petites branches axillaires de même constitution que.la tigelle. Après s'être développées horizontalement sur un ou plusieurs millimètres de longueur, elles se recourbent vers le haut, puis poussent verticalement comme la première tige, souvent contre celle-ci. Quand la croissance de la jeune plante est normale, ces chaumes nés en second lieu sont plus gros, plus hauts, mieux enracinés que le premier. Ils donnent eux-même bientôt naissance, sur leur partie basale, à d’autres tiges qui s’écartent déjà un peu plus. Quand ce
mode de développement s’est continué pendant un laps de
temps suffisant l'ensemble ainsi formé constitue une plante de bimbou cespiteux complètement constituée.
STRUCTURE DE LA PARTIE SOUTERRAINE — Lapor tion souterraine d’où naît un chaume est ordinairement massive et dure, parfois elle présente un mince canal médullaire s'étendant d’un diaphragme à l’autre. Cette partie rhizomateuse ( est couchée ou inclinée sous terre, puis en un arc de cercle plus ou moins allongé, le chaume la prolonge
. et émerge de terre. Cette portion souterraine, née d’un
bourzeon porté par la partie rhizomateuse où basilaire d’un chaume plus âcé, s’y insère par une partie rétrécie,
toujours solide. |
En s’'éloignant de ce point d'insertion, le rhizome s’épaissit plus ou moins graduellement et se continue en
chaume par un passage insensible, qui n'est marqué par
aucun changement brusque de diamètre. Il est cependant presque toujours plus gros que le chaume qui le termine.
(r) Parfois assez longue comme lins Melocinna bambusoides, Trinius.
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Les mérithalles de la partie rhizomateuse sont courts et à peu près cylindriques, ils portent chacun un ou plusieurs verticilles de racines (parfois 4 ou 5).
La section des mérithalles est sensiblement un cercle ou une ellipse peu allongée, à grand axe horizontal. Les gaines qui les enveloppent sont persistantes et coriaces. Les racines sont minces, cylindriques, résistantes à la traction, peu rameuses, très longues. Rivière nous apprend que chez les plantes vigoureuses de B. macroculnus, R. elles peuvent atteindre dix mètres de longueur. Ces racines sont d'autant plus longues, nombreuses et fortes que le point considéré du rhizome est plus près de la portion qui prend insensiblement les caractères d’un chaume Au dessus de terre, au contraire, elles sont peu nombreuses ou bien elles avortent et se présentent sous la forme de petites protulérances.
Les mérithalles de la partie aérienne du chaume sont dès la base bien plus longs que ceux de la portion rhizomateuse souterraine.
[ls portent tous ou presque tous des bourgeons axillaires distiques, alternes, bien visibles, capables de se développer en rameaux feuillus, puis parfois en inflorescences. La portion rhizomateuse souterraine, au contraire, montre beaucoup moins de bourgeons accusés qu'elle ne possède de mérithalles. La moitié au moins, ceux de la partie du rhizome la plus rapprochée de son insertion,sont atrophiés au début de leur formation, et c'est à peine si la place en est marquée pour l'œil exercé. La durée de la vitalité de ces bourgeons Ésthcourte en SOERNSTE de celle des chaumes.
En résumé chaque portion rhijomateuse souterraine est fortement enracinée, elle porte un bourgeon terminal qui se relève et se développe en chaume, et des bourgeons axil-, laires qui peuvent donner naissance à des parties rhijomateuses semblables à elle-même. Cet ensemble est une individualité complète, susceptible de vivre et de se multiplier après sa séparation des autres éléments de la plante qui l’a produit.
Le processus végétatii de la Unbie souterraine de toutes les plantes jeunes, et d'un grand nombre d'espèces pendant tout le cours de leur développement se borne aux
CONCHEZWE quadrangularis, Fenzi, ces protulérances sont bien développées sur une grande partie de la hauteu. ‘des chaumes , et jouent le rôle d’épines.
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