‹ Bandages et appareils à pansements, ou nouveau système de déligation chirurgicale (volume 2)Chapitre 19 sur 84 · PANSEMENTS AVEC LA MOUSSELINE ET LE COTON · texte numérisé non relu

PANSEMENTS AVEC LA MOUSSELINE ET LE COTON

plus de ténuité. C’est [à un inconvénient, sans doute, surtout aux yeux de ceux qui croient ne pouvoir, frop exactement, nettoyer et essuyer une surface en suppuration , et qui mettent toute leur sollicitude à la débarrasser nettement des corps étrangers , même les plus exigus , à les rechercher avec une attention minutieuse , et à leur faire bonne et longue chasse.

Toutefois , et quoiqu'on soit assez d' accord aujourd'hui que ces soins scrupuleux et ces recherches microscopiques sont plutôt nuisibles qu'avantageux , et qu’un pansement ne

saurait être trop promptement terminé ; il n’en est.pas moins vrai que la propreté est de rigueur ici, et qu'une plaie où l’on a aperçu encore quelques bribes d'effilures , ne passe pas, du moins aux yeux du patient et des ‘assistants, pour avoir été pansée convenablement et à fond.

Ainsi donc, pour concilier la rapidité des pansements avec l'extrême ténuité des brins de coton (ou de charpie fine et cotonneuse), et pour satisfaire d'ailleurs aux exigences de la propreté, aux malades et aux leurs, on aura recours au moyen suivant, qui, du reste, rentre tout-à-fait dans le système des linges fenétrés, et dans la matière d’agir de ceux-ci : c'est la MOUSSELINE.

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