‹ Bandages et appareils à pansements, ou nouveau système de déligation chirurgicale (volume 2)Chapitre 5 sur 84 · INTRODUCTION, XI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION, XI

toujours Île temps d'appeler et d'attendre les secours éclairés de l'art,

Il n'en est pas de même d'un très grand nombre de cas chirurgicaux , surtout de ceux causés par des accidents graves. Il est urgent d’agir ict, soit pour conserver la vie, comme dans les cas d'hémorrhagies, de commotions violentes des viscères, de congélation, de corps étrangers qui empêchent l'innervation, la circulation et la respiration, soit pour prévenir d’affreuses douieurs, des déchirements dangereux, des mutilations, des convulsions, comme dans les lésions articulaires , les violentes contusions, certaines fractures,

Dans toutes ces blessures graves, le mal est d’ailleurs patent: il est facile au moins à caractériser, puisqu'il tombe iminédiatement sous les sens; et il semble, en conséquence, qu'il devrait être d'autant plus aisé d'indiquer trés positivement ce qu'il faut faire, en attendant l’arrivée ou en l'absence d’un homme de l’art, que les indications sont faciles à saisir, que les moyens chirurgicaux peuvent également se présenter avec tous les caractères de !a sécurité, de la simplicité, de la facile manutention ; que ces moyens eux-mêmes sont assez sûrs el plus ou moins simples, et que Les chirurgiens sont partout bien d’accord sur leur convenance et leur.efficacité.

Pour caractériser encore Ja différence notable qui existe entre la thérapeutique médicale et la chirurgicale, s'il s’agit de les rendre populaires, je dois faire observer, pour ce qui concerne en particulier une armée, que, lors même que les individus affectés de maladies internes y seraient tout-à-coup très nombreux, ils peuvent sans lrop de danger être privés pendant un ou deux jours des secours de la médecine proprement dite et de la pharmacie, pourvu qu'ils soient abrités, et qu'ils aient de ia bonne eau à leur disposition.

Mais il en est tout autrement des blessés ; car, outre qu'ils ont besoin d’être placés dans les mêmes conditions. des fiévreux et de tous ceux qui sont atteints de maladies aiguës, ils réclament de plus et impérieusement une parlie spéciale, techuïque et manuelle, c'est-à-dire un pansement; et que celui-ci exige à son tour différents objets particuliers, extraordinaires ct parfois très difficiles à se procurer, Cependant , ce pansement, ainsi que tout ce qui en dépend, demande à être appliqué ou réappliqué sur-le-chämp; car le moindre délai pourra être d’une telle importance, qu’il décidera bien souvent de la vie ou de la mort de jeunes gens pleins de vigueur et d'espérance.

Toutefois, et malgré le peu d'avantages et d'importance, et les difficultés et les dangers de tous genres qui résultent d'une médecine populaire, les ouvrages abondent cependant dans ce sens, et l'on

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