DES CONDITIONS DÉLIGATOIRES DES FRACTURES
Trois choses sont, sinon absolument nécessaires , du moins de la plus grande utilité lorsqu'il s’agit de la partie déligatoire des fractures; de celles du moins où l’art doit intervenir dans l'intérêt de la charpente osseuse, et lorsque la nature ne se suffit pas à elle-même avec ses propres ressources de déligation. La première consiste dans l’application des agents contentifs , la seconde dans le choix de la position, et la troisième dans celui de la suspension.
Ç Ier, DES PANSEMENTS. En ce qui concerne la première de ces conditions, il est incontestable que l'application des gouttières aura lieu avec tous les avantages attachés à la célérité et à l'exactitude, lorsque des coussinets seront fixés d'avance à chacun de ces moyens contentifs. Muis on peut, ainsi que je l'ai dit, avoir également de ces petits matelas à part, et les appliquer séparément sous le châssis.
Si l'on manquait de cet élément de mollesse ou de coton, on aurait recours aux compresses ordinaires , souples, demiusées, au calicot, à la flanelle, à la charpie, au crin, à Ja laine cardée, etc. On n'aurait guère ici que l'embarras de choisir entre de bons moyens. Ils protègeront les tésuments contre l'action du métal au même titre qu'ils les-garantissent déjà contre la pression des atteiles ordinaires.
La gouttière elle-même s’adaptera d'autant mieux sur la portion du pourtour du membre qu'elle est destinée à emboîter, qu’on pourra la presser , l’enfoncer, la relever ou la courber