‹ Bandages et appareils à pansements, ou nouveau système de déligation chirurgicale (volume 2)Chapitre 7 sur 84 · INTRODUCTION. XIII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XIII

reste comme absolument décousue, et qu’elle exige une longue étude et de nombreux exercices pour être bien saisie, et pour en faire une application tant soit peu judicieuse ?

L'obstacle, la plaie, sont donc bien évidemment dans la nature , la forme et le nombre des moyens déligatoires adoptés et recommandés partout comme indispensables et exclusifs, et qui ne peuvent décidément pas se prêter aux exigences d'une chirurgie domestique, quelque élémentaire et quelque simple et restreinte qu'on veuille la supposer. |

Aussi, tant qu'une heureuse réforme ne sera pas introduite dans cetle partie de l’art, on devra nécessairement s'attendre à des diflicultés insurmontables dans sou application, et à ne voir celle-ci bien faite que dans les hôpitaux et dans les endroits où les bons chirurgiens peuvent seuls s’en occuper eux-mêmes.

Ainsi, il faudra, dans les campagnes, à l'armée, presque partout dans les cas d’urgence, et dans le plus grand nombre des blessures et des accidents graves: il faudra. dis-je, que les pansements soient nuls, mal faits, ou abandonnés au hasard, du moins rour xs PREMIERS MOMENTS. Or, le premier moment est souvent décisif , soit pour éviter une mort certaine, soit pour prévenir d’horribles mutilations, ou des accidents fâächeux et déplorables.

Il importe done, si l’on cest jaloux de faire jouir les campagnards, et surtout les militaires, des secours chirargicaux éclairés et prompts dont ils ont un si pressant besoin ; il importe de se pénétrer bien de ces deux idées : «c'est que le nombre des individus qui » doivent appliquer ces secours est infiniment trop restreint pour » les porter toujours à propos et avec succès , et qu'il est impossible » que Les procédés déligatoires puissent être mis à la portée du plus » grand nombre, aussi long-temps qu'on voudra les conserver tels » qu'ils sont. »

Ilest, en conséquence, absolument nécessaire de chercher un moyen propre à remédier à ces deux graves inconvénients ; sinon . nous serons réduits à renoùcer aax immenses bienfaits de la chirurgic adaplée au soulagement des masses et des militaires, et mise à la porléc immédiate de ces classes nombreuses de la société.

On sera d'autant plus encouragé d'aller à la recherche de ce mode nouveau, que lon comprendra Bien vite que ce qui conviendra aux troupes pendant la guerre pourra bien être utile aussi aux soldats en temps de paix; que ce qui sera avantageux aux uns et aux autres devra de même trouver $on application aux campagnards, aux villageois et au peuple en général, et que les notions chirurgi-

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