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L. III. — DE LA CAUSE PRE3IIÈRE

Toute cause seconde est donc , au dedans, imprég^née de la vertu de la Cause Première, et, au dehors, circonscrite par le réseau Providentiel qui le relie à sa fin dernière.

Tout effet est produit dans le fond de sa substance par la Cause de l'être, et déterminé dans son existence par ITntention Divine.

Toute action procède de la motion du Moteur universel, et s'opère par l'application Providentielle de la cause seconde.

Que voulez-vous dire do plus pour exalter la suprématie de Celui qui est la Cause Première et la Cause Finale ? Que pouvez-vous concevoir de plus, à moins d'altérer le concept de la causalité dans les causes secondes ?

On a dit du Bannésianisme qu'il était le Panthéisme des causes. Je désapprouve et je condamne cet injuste rapprochement, mais je lui

de Potentid. Los deux développements sont parallèles. Or, dans ce dernier, beaucoup plus développé, il est dit formellement qu'il s'agit d'une simple application de la cause. « Tertio modo dicitur una res esse causa actionis alterius in quantum movet eam ad agendum. In quo non intelligitur collatio aut conservatio virtulis activae, sed applicatio virlulis ad actionem, sicut homo est causa incisioniscultellij ex hoc ipso qubd applicat acumen cultelli ad incidendum movendo ipsum. »

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accorde le bénéfice des circonstances atténuantes. Car il y a quelque apparence de similitude dans les deux procédés logiques.

Le Panthéiste, partantde la notion d'une Substance Infinie qui est la plénitude de l'Etre, conclut qu'il ne peut exister d'autres êtres que l'Etre, d'autres réalités que la Réalité Absolue. Le Thomiste, partant de l'efficacité de la Cause Première, tend à réduire de plus en plus Tefficacité des causes secondes, et à la remplacer par une passivité qui reçoit sans produire, qui est déterminée sans être déterminante.

Dans les deux cas , l'illusion provient d'une notion trop étroite de la Divinité. Le Panthéiste renferme Dieu dans un concept formel qui ne contient pas l'Eminence Divine. Le Thomiste semble oublier cette bellepensée de saint Thomas, que la Cause Première manifeste son efficacité^ moins en produisant des effets qu'en produisant des causes efficaces. Une participation d'activité est peut-être même inséparable d'une participation d'être. Car de grands penseurs, parmi les Pères de l'Église, affirment l'adage : Omne ens est agens. En tous cas, ce qui est évident, c'est que plus on s'élève dans l'échelle des créatures, plus on voit g-randir la vie, et avec la vie l'activité et la causalité. Au sommet, l'Iiomme, fait à la ressemblance et à l'image de Dieu, en

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