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le «dissentir». Car, quelque positive que soit la forme verbale de ce mot, ellenerépond à aucune réalité positive. C'est uniquement un « non-consentir», une négation, et dans le cas du péché, une privation, c'est-à-dire un « non-consentir » à la grâce, lorsqu'il devrait y avoir un «consentir».
Quant au « consentir », il est quelque chose de très positif ; mais devons-nous en conclure que ce soit une nouvelle réalité physique? Demandons-le à la psychologie expérimentale, en analysant une vive sollicitation vers le mal.
Un objet, une pensée se présentent inopinément qui excitent la passion. Aussitôt il se produit dans la volonté une attraction violente. Par le jeu réciproque des facultés, l'attention de l'esprit devient plus vive, et, par suite, la motion de la volonté augmente d'intensité. Tous ces actes sont indélibérés, et peuvent durer un temps plus ou moins long. Tout à coup, la réflexion se produit, la raison supérieure projette sur l'objet la clarté des raisons éternelles. Aussitôt, et parla même, la volonté reprend possession d'elle-même, etlibremenl consentouâfmé';^; à son acte d'appétence.
Si elle consent, l'acte consenti reste le même que l'acte d'appétence; car il a même objet, même motif, donc même cause extérieure; il sort de la même passion avec la même intensité, donc
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il amême causo intérieure. — C'est le même acte, mais accepté, mais consenti. L'acte indélibéréet l'acte délibéré sont donc un seul et même acte. Ils ne diffèrent ni par leurs causes, ni par leur réalité physique. Ils ne sont pas produits différemment par la volonté, mais ils demeurent daps cette même volonté à des états différents.
L'homme lâche succombe aussitôt à la tentation; l'homme vertueux résiste et doit quelquefois lutter longtemps. Ces efforts n'engendrentils pas de nouvelles réalités physiques ? — Sans doute. Mais, qu'on le remarque, la lutte dans ce cas a lieu en re deux actes réels : l'amour de la vertu, et l'appétence vers l'objet séducteur ; ces deux actes se combattent par la nature même des choses, et leurs chocs produisent dans l'àme des ébranlements physiques. Quant à la libellé, son rôle se borne à consentir à la résistance de l'un des combattants, et à dissentir aux assauts de l'autre.
Résumons cette.longue analyse psychologique.
1" Tout ébranlement acluel de l'âme commence par un acte indélibéré d'intelligence, montrant à la volonté un bien.
2° Aussitôt surgit dans la volonté un acte indélibéré d'amour pour ce bien, et cet acte