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LIVRE III. DE LA CAUSE PREMIÈRE

Drocède de l'amour naturel et inaliénable qui )ousse la volonté vers le bien en général et la in dernière.

3° Alors la raison compare le bien proposé à a béatitude, comme on compare un moyen à inefin. Dans cette lumière, la volonté devient ibre de consentir ou de ne pas consentir à la notion qu'elle subit.

4° Le consentir ou le dissentir ne changent 3as la nature physique de l'acte ou de la mo- :ion, mais ils sont comme une prise de possession ie ces réalités par le libre arbitre.

5" La liberté n'est pas, en elle-même, une 3uissance active, une cause efficiente qui proiuise des réalités physiques. Elle n'est que la "acuité du consentir ou du dissentir, elle n'est jue la volonté maîtresse d'accepter ce qui se passe en elle.

6° L'acte délibéré est physiquement le même ^ue l'acte indélibéré qui le précède ; leur seule listinction est dans l'acceptation par le libre irbitre. C'est ainsi qu'une douleur corporelle reste physiquement la même, qu'elle soit volon- :aire ou involontaire.

Telles'sontles conclusions auxquelles conduit l'analyse psychologique des faits de conscience.

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Voici maintenant mon dessein: oublier, pour un instant , toute cette connaissance de psychologie expérimentale, et constituer , pour ainsi dire a priori, la théorie de la volonté humaine, en appliquant à cette cause particulière les principes de métaphysique générale. Si notre théorie est exacte, nous devons retrouver ainsi tous les faits de conscience. En outre, cette étude doit rendre plus claire l'intelligence même des principes, soit parce qu'un cas particulier est plus facile à. étudier que le cas général, soit parce que les lois intimes de la causalité doivent briller d'un plus vif éclat dans la plus belle des causes créées.

Dieu, avons-nous dit, crée, conserve, meut, applique les causes secondes. Donc Dieu crée, conserve, meut, applique la volonté. Pour les deux premières opérations divines, il n'y a aucune difficulté. Mais en quoi consistent cette motion et cette application? Disons-le tout de suite : cette motion doit être telle, qu'elle atteigne le fond le plus intime de la volonté, et qu'elle imprime son cachet dans le fond

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