‹ Banque de l'Empire d'AllemagneChapitre 5 sur 68 · PO · texte numérisé non relu

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d'engagements une réserve de 200 millions représente le tiers de la somme totale dont la banque a à répondre, 100 millions de numéraire ne représenterait que le cinquième dans le cas où les engagements et l’encaisse seraient allégés de 100 millions.

IUn'y à, croyons-nous, en fait de précautions à prendre, que l'élévation du taux de l’escompte qui garantisse l'encaisse ; car si une banque vendait ses rentes, la retraite de dépôts dont on vient de parler ne tarderait pas d'être couverte dans quelques jours par de nouveaux apports, les billets de rentrer dans la circulation, en sorte que la réalisation du capital n'affecterait en dernière analyse que le portefeuille et les avances sur valeurs. Pendant ce femps, sous l'influence du change étranger défavorable, l'or s'écoulera au dehors jusqu'au moment, où par l’élévation du taux de l'escompte on se décidera à en arrêter l'exportation. Les preuves abondent pour démontrer l'inefficacité de la réalisation ou du doublement du capital des banques d'émission, et ce qui se passe avec les emprunts d'Etat qui mettent entre les mains de banques privilégiées des capitaux presque égaux à leur capital, ne fait que le confirmer une fois de plus.

Au moment des grandsemprunts publics, malgré que le compte courant créditeur du trésor augmente dans une forte proportion, c'est la banque elle-même qui, par les avances sur titres et l'escompte fournit la majeure par-

tie des sommes dont le public effectue le versement (1).

(1) En 1855 lors de l'emprunt de 700 millions, pour la guerre de Crimée, le compte courant du trésor passe de 15 millione à 292, soit

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La vente desrentes pour réaliser le capitalde la Banque ou le doublement du même capital, ne pourrait point avoir une influence sensible sur la réserve métallique, parce qu'un versement de 201 millions au compte créditeur de l'Etat en 1859 et de277 en 1855, n'ont pu augmenterque de 5 millions l’encaisse métallique de la Banque de France.

Le même mouvement de baisse s’observe dans l'encaisse métallique de la Banque d'Angleterre au moment d'un change défavorable, sans que la vente au gouvernement securities ou valeurs d'Etat, puisse l’enrayer. Ceci est arrivé notamment en 1846 et 1854.

Aussi y a-t-il longtemps que cet établissement à renoncé à la réalisation des fonds publics, comme moyen d'augmenter la réserve métallique. M Weguelin, gouverneur de la Banque d'Angleterre, interrogé par le comité

une augmentation de 277 millions. On serait porté à croire que l’encaisse métallique de la banque se serait accrue de pareille somme. L'examen du bilan de la banque à cette époque suffit pour nous éclairer. On y relève : une diminution de 23 millions sur les dépôts privés ; 130 millions d'augmentation pour les escomptes, une augmentation de 22 millions pour les avances sur rentes et 29 millions d'augmentation sur les avances sur les chemins de fer. La circulation diminue de 31 millions et l’encaisse augmente de 5 millions, ce n’est donc que 42 millions qui ont été réellement versés à la banque. L’emprunt de la guerre d’Italie de 1859 grossit le compte courant du trésor de ?01 millions ; mais on constate à la même époque, une diminution de 30 millions sur les dépôts privés, une augmentation de 4 millions sur les escomptes, une augmentation de 6 millions sur les avancos sur titre et de 2 millions sur les chemins de fer. La circulation fiduciaire demeure de 60 millions et l’encaisse n’augmente que de 5 millions. Voyez Juglar, op. cit., p. 127 el suivantes,

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parlementaire lors de l'enquête de 1857, sur l'influence que la vente par les banques des rentes sur l'Etat qu'elle possède peut avoir sur l'encaisse métallique, déclara, qu'elle ne peut que diminuer pour une courte période de temps le montant des dépôts et des billets en circulation, sans pouvoir amener des espèces métalliques,

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