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coupures qu’elle qu'était leur valeur. Ce fut uncoup porté aux petites banques dont le cercle d'action se voyait diminué.
La Banque de Prusse augmenta sans cesse d’importance, et usa deréprésailles pour amener à l'impuissance les autres établissements. Elle présenta à plusieurs reprises et à de courts intervalles à la Banque de Magdebourg, et plus tard à la Banque de Francfort, leurs billets en remboursement; cela pour des sommes égalant leur moyenne de circulation journalière.
Après la guerre de 1871 et avant d'arriver à constituer une Banque unique. et affirmer une fois de plus le désir d’une unité dans les grandes institutions de cet Empire nouvellement constitué il y avait des droits acquis, dont il à fallu tenir compte, des susceptibilités et des apparences à ménager. Cette transition ne pouvait se faire d'une manière brusque, aussi a-t-on procédé par étapes.
La loi sur le régime des banques du 27 mars 1870, voulant empêcher qu'à l'avenir de nouvelles banques d'émission s’établissent, et viennent compliquer une situation déjà fort embrouillée, décrétait que l'autorisation de l'Etat sur le territoire duquel la banque est établie, ne sera plus suffisante et qu'à l'avenir, l'autorisation du conseil féderal sera indispensable. Il en sera de même pour toute augmentation dans le montant de l'émission ou prorogation du privilège.
Quant à la valeur minima des coupures, la loi du 9 juillet 1873 l’a fixée à 100 marks. Les autres coupures se-
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ront de 200, 500, 1000 et multiples de mille. La valeur de tous billets de banque sera exprimée en marks (1) La loi de 1873 fut mise en vigueur au premier janvier 1876. La prorogation du priviiège ne serait accordée qu'avec faculté derévocation, moyennant, avis donné,uneannée d'avance. Le Bundessrath devenait l'arbitre de la circulation fiduclaire dans l'Empire ; et la Prusse acquérait ainsi indirectement la direction de son mouvement par suite de la majorité relative qu'elle possède dans le conseil fédéral. Et depuis lors, on s'achemina à grand pas vers l'unité dans l'émission qui sera de l'avis général presque complète, en 1901. On croit assez généralement qu'à cette date on ne laissera subsister que les banques de Saxe, de Bavière, de Wurtembere.
Le thaler (3fr. 75) fut, par la convention de 1857 conclue entre les Etats composant le Zollverein (union douanière), choisi comme seule monnaie ayant cours légal dans la confédération. Suivant les Etats, il y avait comme monnaie divisionnaire : des florins, kreutzers ou plennigs, à circulation restreinte dans les limites de ces Etats. Le peu de monnaie d'or qui existait avait une valeur, variant par rapport au thaler, d’après les conditions
(1) Cette mesure était réellement nécessaire, car sur le terrain monétaire, la situation de l'Allemagne était bien loin d'être la même partout. La confusion la plus grande régnait. IL y avait 140 espèces différentes de billets, représentant une valeur de 238 millions de thalers et une moyenne de 8 thalers par tête. Les petits Etats en étaient littéralement envahis. A Brème, il y avait 28 thalers par têle d'habitants, et dans la principauté de Reusse la moyenne était de 36 thalers,
du marché. La confédération était donc au régime du monométalisme argent, et le thaler formait à lui seul, la totalité de l’encaisse des banques d'émission. Or, comme l'argent était assez déprécié en 1871, la réforme du système monétaire &'imposait à l'attention du gouvernement impérial, et devenait un corollaire indispensable de la réforme des Banques. L'or de l'indemnité de guerre payée par la France, devait singulièrement faciliter la réforme.
La loi du 9 juillet 1875 désignait les marks comme monnaie d'Empire, et décréta l'établissement du monométalisme or, avec la libre frappe du métal jaune (139 1/2 pièces de 10 marks par 500 grammes d’or fin). Tous les billets libellés en thalers devaient être retirés avant le premier janvier 1876. Mais la dépréciation de l'argent, accélérée par cette mesure, empêcha le gouvernement allemand d'achever la réforme ; il s'arrêta à mi-chemin, et conserva encore force libératoire à une somme déterminée d'anciens thalers.
Ce fut M. von Deschend, alors président de la banque de l’Empire, qui suggéra cette mesure au chancelier de l'Empire. M. von Deschend croyait que dans une année, le prix de l'argent avili par suite des ventes successives de ce métal par le trésor, reviendrait à son ancien cours si cette vente est arrêtée. Mais la baisse de l'argent avait des causes autrement puissantes que la vente par l'Empire, de son stock métallique argent, aussi l'illusion ne fut point de longue durée. Malgré la suspension de la vente du
LU er métal blane que le trésor impérial possédait encore, le prix de l'argent continua à baisser, en sorte qu'aujourd'hui la vente produirait, pour l'Etat, une perte bien supérieure à celle qu'elle aurait subie en 1879.
M. Gallenkamp, l'éminent vice-président de la Banque de l’Empire d'Allemagne, interrogé par nous, sur la manière dont la réforme monétaire pourrait être achevée, nous à répondu : que la monnaie divisionnaire étant calculée sur la population, il est probable, étant donnée la croissance continue de la population de l'Empire, que dans quelques années le besoin de monnaie divisionnaire se fasse sentir. On transformera alors, les thalers restant en circulation en monnaie d'appoint.
Voici le détail de l'opération : Outre les pièces de 10 et 20 marks en or qui forment la base du système monétaire, l'état émit des pièces d'argent d'un mark d’un titre inférieur, et des monnaies de cuivre et de nikel. La frappe du mélal blanc est limitée de par la loi à 10 marks par tête, ce qui faisait un total d'environ 425 millions, qui ont été mis en circulation. Le gain du trésor sur la frappe de l’argent, du cuivre, du nickel et le boni que la frappe de l'or lui-même a fourni, représentent une somme d’à peu près 45 millions de marks. En regard du profit, si on place les 62 1/2 millions de marks de perte sur la vente de 3,450,000 kil. d'argent, il reste encore une perte de 17 millions de marks pour le trésor.
Dans le mémoire remis au Reichstag le 15 février
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1879, le gouvernement établit, de la manière suivante, le compte des pièces d'un thaler :
Pièces fabriquées depuis 1750...Th. 395.537.532 Rétrales Oecinies PME 195.423.540 Maximum de {balers restant en cir-
CUS HO ES AN Eee 200,113.992 À déduireundéchet présuméde 210/0 83.062.882 Quantité restant probablement en
CIRCUIA LION NET AN Rene: T'ASAAL TA OSLAMEN
ou 51.153.000 marks
La réforme monétaire a été conduite avec beaucoup de tact, et il convient de lenir compte de ce qu'elle a été opérée en temps de crise.
Une grande différence existait aussi, quant au montant de l'émission du papier monnaie des différents Etats. Dans les trois villes hanseatiques 1l n'y en avait pas ; en Prusse, l'émission n'était que d’un thaler par tête, en Saxe 5, et pour les petits Etals, l'émission montait jusqu'à 7 et même 12 {halers par lète d'habitants.
Afin de faire disparaitre de la circulation le papier monnaie, le gouvernement fédéral émettait, en 1874 en vertu de la loi du 30 avril de la même année, pour 120 millions de billets de l’Empire, en coupures de 3, 20 et 50 marks au lieu de 5, 25, 50, comme le demandait le projet du gouvernement. Au plus tard, au fe" juillet 1875, chaque Etat devait avoir retiré son papier de la circulation. Ces billets d'Empire furent répartis entre les Etats suivant la
population, sans en excepler ceux qui n’en avait point