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La Banque fait les opérations suivantes

a) D'épargne ou d'accumulation, en recueillant les quotes des sociétaires, qui augmentent chaque année par les versements et les intérêts.

b) De prêt sur caution ou sur dépôt de bonnes valeurs.

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c) De dépôt à intérêts du 3 p. % à moins de trois mois, du 3 % jusqu'à douze mois, de 4 à plus de douze mois.

d) De comptes courants avec intérêts réciproques, du 4 p. "% en faveur de la Banque, du 3 p. y^ en faveur du client.

e) De loterie pour primes (et prêts) tirées au sort par les sociétaires. /) D'assurance viagère en faveur des sociétaires. Pour cela la Banque assure dans les établissements consacrés à ces opérations (i).

Emploi de l'argent.

32.*' Le Conseil directorial choisit le moyen le plus sûr et le plus adapté au caractère de l'institution, pour qu'à l'échéance des quotes, des intérêts, de toute espèce de dette, il y ait toujours dans les caisses l'argent nécessaire pour y faire face. On emploiera donc les capitaux en lettres de change, sur fonds publics, sur bons du Trésor, sur actions ou obligations industrielles, même sur hypothèques, sur établissements publics, etc.

Pour compléter le capital.

33.° On empruntera, si on en a besoin, sur obligations, à l'intérêt du 2, 3, 5, 6 p. y en raison de l'échéance de cet intérêt; ces obligations seront amorties par des combinaisons qui puissent satisfaire ceux qui les auront entre les mains et selon les usages du pays et du temps.

Enfin.

Perfectionner, s'il est possible, cette institution d'après les règlements qui rendent si prodigieuses les Sociétés d'avances Prussiennes.

(1) En Belgique une Compagnie d'assurances (voir V Indépendance Belge 1861) fait des affaires dont les Administrateurs disent avoir exclu tout caractère aléatoire. C'est une Compagnie d'assurances qui ne donne pas de dividende à ses administrateurs. Quel progrès ! Dans les assurances ordinaires tous les bénéfices vont dans la poche des assureurs, tandis que dans la Compagnie belge et dans celle dont j"ai parlé ci-dessus, ils seraient à l'avantage des sociétaires. Dans ces dernières le but est l'avantage des Sociétaires, dans les premières il y a deux sortes de personnes: d'un côté les assureurs qui veulent des intérêts et des dividendes sans beaucoup de fatigues, ni de frais (car les Compagnies d'assurances n'exigent qu'un léger versement); de l'autre, les assurés, les brebis à tondre, car au moment du sinistre, l'assuré, avant d'être dédommagé de la perte, dont il a voulu se préserver, doit lutter contre mille obstacles, mille formalités ennuyeuses et même cootre une injuste diminution d'indemnité^ car d'ordinaire les experts appartiennent à la Compagnie ou en font partie plus tard.

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