SIGNALEMENT
plausible, je suis cause qu'ils trouvent les vins moins hons, les plats froids, le service mal fait. Je m'insinue dans les consciences basses, comme l'huinidité dans les sous-sols.
Pour se déiiarrasser de moi, ils ont tout essayé : intimidation, aumônes, marques d'apitoiement hypocrites Peine perdue Ils ne parviennent pas à
me déloger, puisque « je ne demande rien », puisque je me contente de les dévisager en silence et puisque
BA.RABBAS
je renvoie avec mépris le pain el les sous qu'ils me font porter.
Ils préféreraient, je le devine, me voir lancer un pavé dans les glaces — On m'emballerait et je ne reparaîtrais plus. Mais pas si bête!... J'aime mieux continuer d'être, librement, celui qui déconceite la bienfaisance et décourage les donneurs d'acomptes, celui enfin dont l'attitude catégorique signifie : Tout ou Rien.
PAROLES DANS LA VALLEE
K X X I K yVf bois pas!
Ne bois pas! dit l'Union française antiakooliqui', dont le Comité central compte, parmi ses membres, les plus grands noms et les plus grosses fortunes de France..
« Âh! çà, ruminais- fe, qu'est-ce que ça peut bien faire à ces gens-là que le peuple boi^e? »
PAROLES DANS LA VALLÉE
Mais une brochure que m 'a remise une dame descendue tout exprès de son coupé, m'a édifié. Chaque année, paraît-il, une partie du contingent est reconnue impropre au ser-^ice mititaire : 60 pour 100 dans la i) ailée des Yosges; 57 pour 100 dans t'Orne; 50 pour 100 dans ta Manche, etc.... Bref, t'autorité mititaire a catcuté que t'atcootisme coûte à ta t^rance, chaque année, un corps d'armée....
La .sotticitude de nos bons apôtres s' eXptique!
« Œu^re de .sawOetage », disent-its.
]'te crois! SauS)etage de ta propriété, d'abord, que notre armée a ta mission de défendre.
« TVf bois pas. . . pour a.s.surer te recrutement perpétuet d'une potice qui i>eitte .sur nos personnes et .sur nos biens ».
Compri.s, t'apotogue....
l'AHOr.KS DA\S LA VALLÉE 67