Desmoueux à laissé le renom d’un savant botaniste
3. L'Université de Caen. Son passé, son présent (1432-1932). Caen, Imp. Malherbe, 1932.
est de neuf mois; ici, les vacances vont du 28 juin au 14 septembre. Les livres sont encore les ouvrages d’Aristote, mais aussi les Aphorismes d’'Hippocrate, l’Ars medicinæ de Galien; celui-là, tout étudiant doit en posséder un exemplaire; enfin, certains livres de la science arabe, le livre de Johannitius. Beaucoup de place était donnée à divers livres.
« Au baccalauréat, après avoir justifié de son assiduité, le candidat est interrogé en assemblée de la Faculté, puis il subit une épreuve; il doit faire une leçon et répondre aux arguments et aux objections. »
Le baccalauréat acquis, l’obtention du grade de docteur n’était plus qu’une formalité coûteuse. Il fallait soutenir une nouvelle thèse et verser des droits assez élevés. Pontas du Méril s'est-il soumis à ces obligations? Nous n’en avons pas connaissance. Il n’existe pas de thèse de lui pour le doctorat en médecine, mais seulement pour le baccalauréat.
D'autre part, sur l’acte de naissance de son fils aîné, Alfred-Louis-François, né à Valognes le 20 floréal an 7 (1799), à la suite du nom de Pontas du Méril figure la mention « officier de santé, originaire de la commune de Cherbourg’. » Cela semble bien confirmer le fait qu'il n’avait pas été reçu docteur.
Il dut venir s'installer d’assez bonne heure médecin à Valognes, car M. Charles Giot a retrouvé dans les archives de la Société royale académique de Cherbourg qu’à la séance du 30 août 1779, M. Vastel donna lecture d’un manuscrit de M. du Méril, médecin de la Faculté de Caen, sur l’Unique principe des corps, les éléments et la cause des qualités qu’on leur connaît. La Société, ayant approuvé ce mémoire, a reçu M. du Méril comme associé adjoint.
Malheureusement, le manuscrit du Méril ne figure plus aux archives de la Société académique de Cherbourg. C’est bien dommage, car il nous aurait probablement fait connaître les opinions philosophiques de l’auteur. Nous avons tout lieu de croire qu’elles devaient être très « avancées », dans le sens de la philosophie matérialiste du xvir’ siècle. En effet, à la veille de la Révolution, deux Loges maçonni-