‹ Barbey d'Aurevilly et la MédecineChapitre 14 sur 44 · Communication de M. le prince R. de Broglie · texte numérisé non relu

Communication de M. le prince R. de Broglie

ques furent fondées à Valognes', l’Union militaire en 1787 et l'Unité en 1788. « Parmi les premiers affiliés, on remarque, écrit M. Sevestre, de nombreux officiers, quelques aristocrates, un médecin, et un membre du clergé, le vicaire de Barneville. » |

Le médecin n’est autre que Pontas du Méril, adepte de la Loge l’Union militaire. Son nom figure sur la liste établie par M. Sevestre, d’après Loucelles.

Quand Barbey d’Aurevilly écrira À un dîner d’athées, il mettra sans nul doute en scène quelques-uns des types de cette Loge militaire, dont faisait partie son oncle, le médecin « philosophe ».… Mais n’anticipons pas.

En 1778, Necker institua les Assemblées provinciales pour associer les Français à la gestion de leurs intérêts. Une Assemblée des notables se constitua à Valognes, comme dans toutes les villes d’élection. Pontas du Méril y représenta le Tiers-Etat. Il fut même nommé membre de la Commission intermédiaire et échevin ou secrétaire de l’Assemblée. C’est la preuve que sa personnalité émergeait.

Sous la Révolution, après le vote de la Constitution civile du clergé et la confiscation des biens d’Eglise, ses opinions ne lui interdirent pas de se rendre acquéreur de biens ecclésiastiques”. Cependant, nous n’avons trouvé trace d’aucun rôle actif joué par Pontas du Méril pendant la période révolutionnaire, dans cette ville de Valognes si profondément remuée par la présence du tristement célèbre citoyen Le Carpentier, député à la Convention‘. Mais, à la fin de la Révolution, il se maria et, le 22 août 1797, il épousa, « devant un prêtre catholique », comme en fait foi son acte de mariage, Désiré-Marie-Louise Ango, fille du bailli du Cotentin, Amédée Ango.

1. « Valognes ». Les temps modernes, par E. SEVESTRE. pHyRge sur l’histoire de Valognes publié en collaboration par MM. l’abbé Ch. Birette, Frédéric de Fontaine de Resbecq, Emile Sevestre et Ronchail. Valognes, 1926.

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