Ch. BuerT. Op. cit., p
76 | BARBEY D’AUREVILLY ET LA MÉDECINE Re
tenant » — le grand écrivain, pauvre, mais indépendant et fier, si noble d’allures : le D'Cazalis', le D° Letourneau, le D' Maurice de Fleury”, le D’ Seeligmann, le D’ Albert Robin, qui lui prodigua ses soins pendant sa dernière maladie, et pour lequel il exprimait sa reconnaissance dans cette jolie lettre, datée du 25 mai 1888‘ :
1. Le D' Henry CazaLis, né à Cormeilles-en-Parisis en 1840, est connu en littérature sous le pseudonyme de Jean LaHor. Jules Lemaître lui a consacré une étude critique dans la 4 série des Contemporains. Médecin de villes d'eaux, le D' Cazalis a laissé une bonne étude sur la Pathogénie et l'hygiène de l’arthritisme. Poète, il demandait son' inspiration au bouddhisme (L’illusion, le Livre du Néant). Il a écrit une Histoire de la Littérature hindoue.
2. Le D' Maurice DE FLEURY a laissé un nom comme écrivain médical. Sous le pseudonyme d’Horace Bianchon, il fit paraître en 1891 un livre souvent consulté Nos Grands Médecins d’aujourd’ hui. Il est lPauteur de nombreux ouvrages médico-littéraires. Pendant longtemps, il a rédigé la chronique médicale du Figaro. L’un de ses derniers livres Le Médecin, paru dans la collection Hachette, contient, avec de fines observations et réflexions sur la psychologie médicale, de curieux portraits d’un certain nombre de médecins des hôpitaux et professeurs contemporains.
3. Albert-Charles-Edouard RoBin, né à Dijon le 19 septembre 1847, étudia d’abord la chimie et fut préparateur à la Faculté des Sciences de Dijon. Il vint à Paris et fut l’élève de Thénard, puis commença ses études médicales et les abandonna, quand éclata la guerre de 1870. Sous-lieutenant de dragons, il se distingua par de brillants faits d'armes. Deux fois fait prisonnier, il s’'évada deux fois, prit du service et fut décoré sur le champ de bataille, La guerre terminée, il se remit à la médecine. Major de promotion au Concours de l’Internat de 1872, il fut interne de Gosselin à la Charité.Recu docteur en 1877, il fut nommé médecin des hôpitaux en 1881 et professeur agrégé à la Faculté en 1883. Il n’avait pas quarante ans quand il fut élu membre de l’Académie de Médcine. C'était un esprit très brillant, ouvert à toutes les choses de l’art et de la littérature comme de la science. Il a laissé de nombreux travaux et mémoires, des Leçons de Clinique et de Thérapeutique médicales, et dirigé la publication d’un important Traité de Thérapeutique rédigé en collaboration Aimable et fin causeur, très répandu dans les milieux mondains et littéraires, il fut l’ami d’écrivains célèbres ‘
Dans le portrait sympathique qu’il a tracé de lui, Horace Bianchon (Maurice de Fleury) a appelé le D' Robin « le plus sérieux des chimistes et le plus avisé des dilettantes littéraires ». « Je sais, dit-il, des gens qui l’ont entendu citer par cœur des pages de nos maîtres modernes.et se passionner à défendre une phrase musicale de Flaubert, une épithète rare de Goncourt, un mot flamboyant : de d’Aurevilly, un mystérieux sonnet de Mallarmé.… »
« Il a soigné Barbey d’Aurevilly avec un dévouement intelligent, discret, et une affection de fils. »
4. Barbey d’AuREvILLY : Lettres intimes, Paris, Edouard-Joseph, 1921, p. 209, For p
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