‹ Barbey d'Aurevilly et la MédecineChapitre 23 sur 44 · &« J, BARBEY D’AUREVILLY · texte numérisé non relu

&« J, BARBEY D’AUREVILLY

Ils étaient à ses obsèques, le 26 avril 1889, à Saint Fran-

çois-Xavier, les médecins amis, qui admiraient son caractère et son talent, payant leur tribut de gratitude à celui qui avait parlé en termes si justes de la profession médicale et des choses de la médecine. Au surplus, il appartenait à la famille médicale, le descendant des médecins de la

vieille Faculté de Caen, le neveu du médecin-maire de

| VIRTANA MT) TR nds : 5. Tout ce que nous avons pu savoir du D’ Seeligmann, c’est au était originaire de Carlsruhe (Grand-Duché de Bade). Il soutint sa thèse de doctorat en médecine devant la Faculté de Paris, le 24 août 1859, sur ce sujet : La paralysie musculaire atrophique. Etait-il le fils du D' Carl Seeligmann, qui fut reçu docteur de VPUniversité d’Erlangen, en 1820, après une thèse sur les maladies du fœtus, qui nous a semblé intéressante, intelligente et complète? Nous l’ignorons. On remarquera que Barbey d’Aurevilly, auquel on a souvent reproché son catholicisme intransigeant, n’avait aucun préjugé antisémite. Il compta plusieurs amis israëlites. Estce à leur contact que Léon Bloy, qui fut l’ami enthousiaste de Barbey d’Aurevilly, eut l’idée d’écrire : Le salut par les Juifs?…

Valognes. Il laissait sur nombre de médecins d’autrefois des pages inoubliables. Et lui-même, enfin, qui pouvait se flatter d’avoir « une furieuse manie de l’observation », et comme le D' Torty, celle de jeter partout sa sonde — « Ah! l'habitude de la sonde, mon cher! » lui fait-il dire comiquement —, n’était-il pas allé jusqu’à écrire : « Je suis médecin... »?

Et certes, en lisant ces pages qui leur donneront, nous l’espérons, le désir de lire ou de relire les Diaboliques et les romans du « Walter Scott normand », les médecins seront-ils légitimement fiers de lui, faire un accueil posthume et de le compter parmi les leurs, car l’homme est aussi « ensorcelant » que l’écrivain. À son génie étincelant, s’ajoute irrésistible le charme de sa personnalité.

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Fac-similé autographe d’une ettre de

BarBey d'AUREVILLY à François CoPPÉE .

(Extrait du livre de Fernand CLERGET Barbey d’Aurevilly, Paris. FaLQue, éditeur, 1969.)

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