‹ Barbey d'Aurevilly et la MédecineChapitre 36 sur 44 · LS PAL · texte numérisé non relu

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il appartenait à la famille médicale. Et nous avons le droit de le considérer, par les nombreuses pages dont nous reproduisons quelques-unes, sinon comme un « médecin », du moins comme un « écrivain médical ».

2° Barbey d’Aurevilly n’était pas un névrosé. C’était seulement un « original », dont certaines excentricités vestimentaires, certains goûts exagérés de la couleur, certaines habitudes d'écrivain, constituaient un de ces cas « infracliniques », à mi-chemin entre la psychologie et la pathologie. Pendant la première moitié de sa vie, il a pu présenter certains signes d’hypersensibilité, mais qui ne constituaient pas des troubles fonctionnels proprement dits. On trouve, à un moment de son existence, un léger éthylisme et des

sont pas des symptômes de névrose.

Son hypersensibilité et son dandysme exagéré le conduisaient peut-être à un déséquilibre nerveux. Il s’en est corrigé aux environs de la quarantaine par un retour aux disciplines morales du catholicisme.

Dans son passé pathologique, on observe de fréquentes erippes et bronchites. Il à fait à quatre-vingts ans une première crise aiguë d’asystolie et il est mort dans sa quatre-vingt et unième année, après une nouvelle crise, marquée par des hémorragies, dues sans doute à un infarctus pulmonaire, et suivies de syncopes. Son agonie, douce et lucide, n’a été celle ni d’un alcoolique, ni d’un névropathe.

Ses antécédents familiaux offrent d’ailleurs de nombreux cas semblables de robustesse et de longévité.

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