‹ Barbey d'Aurevilly et la MédecineChapitre 9 sur 44 · DS AR APE RNA ER ACTE · texte numérisé non relu

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put achever son aile de poulet, da qu il passa silencieux comme il avait vécti ».

Ce devait être aussi une de ses « naturés Hémiorragiques » dont Barbey d’Aurevilly parlait à propos du frère aîné de son père. Le sang joue un grand rôle chez les Barbey. Normands vigoureux, solidés mangeurs et büveurs qui ne méprisaiénit point un gobelet bon et bien rempli — «il buvait le bourgogne comme un prieur de Templiers », dit Barbey de son oncle — ils présentent, les uns et les autres, des signes d’hypertension. La passion politique s’ajoutant à la pléthore sanguine, il n’est pas surprenant qu'Amédée Angüt ait eu « le cérveau foudroyé », devant une carcasse de poulet... Médicalément, il faüt tout de niême convenir que Napoléon n’est ne séul responsable de cette aütre exécution...

Amédée Ango eut trois re :

1° Louis-Edouard-Amédée-François Añgo, lieutenant de vaisseau, mort à Saint-Sauveur-le: Vicomte, le 26 septembre 1814, à l’âge de 31 ans, des « affreuses tortures que l'Añgleterre lui avait fait subir sur ses infâmes pontons;

2° Désirée-Marie-Louise Ango, qui épousa én 1797 Jéan- Louis-François Pontas du Méril, médecin, maïre de Valognes, dont nous étudierons plus loin la curieuse figure;

3° Ernestine-Eulalie-Théodore Ango; c’est la mère de Barbey d’Aurevilly.

François Laurentie a écrit sur la mère et la grand’mère de Barbey d’Aurevilly des pages qu’il faut citer :

& Quant à la grand mère Barbey, née La Blairie, quelle influence ne dut-elle pas exercer sur Jules enfant! C’est peut-être elle qui la marqué intelleetuéllement de la plus forte empreinte. Je l’imagine, je la vois charmante. Dans la « chambre bleue » où elle filait « son petit rouet de bois de rose », elle ravissait ses petits-enfants avec ses histoires. Elle avait connu des Touches, elle avait plus où moins chouanhé. Sur les guerres du temps, elle était intärissable, et mouvetentée, et vivante. D’une famille qui ne craïgnait pas grand’chôse, elle avait aussi des souvenirs épiques de temps plus anciens. Elle savait l’ancien régime, la Révolution, l’histoire et les histotiettes de la province. Elle disait les sorcelleries, les maisons hantées, toutes les choses terrifiantes qui, à

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