‹ Bases du Traitement actuel de la SyphilisChapitre 11 sur 25 · SANS · texte numérisé non relu

SANS

GUSTAFSON et BOWEN ont suivi quantitativement Îles réactions sérologiques, tous les mois pendant un an ou jusqu’à la réchute, de 117 malades traités suivant les trois modalités ci-après: 1.200.000 u.o. en 7 jours 1/2 (40.000 toutes les six heures) ; 1.600.000 (20.000 toutes les trois heures); 2.400.000 (20.000 toutes les trois heures). Chez 71 sujets, la sérologie se négativa, dans les trois mois dans 56 % des cas et dans les six mois dans 91 %. Parmi les rechutes 69 % des récidives se produisirent dans les six mois et 80 % dans les neuf mois. Plusieurs mois avant la rechute et l’annonçant, les auteurs ont vu les séroréactions se maintenir à un titre élevé ou s’aggraver. Dans le tiers des bons résultats une fluctuation de 1 à 3 unités Kahn a été observée après obtention de la négativation avec retour à la négativité permanente dans les deux mois. D’une manière équivalente, un tiers des rechutes parvint à une négativation relative, habituellement brève, durant moins de deux mois.

La fraction G de la pénicilline serait la plus effcace. La pénicilline G est trente fois plus active sur le tréponème que la pénicilline K d’élimination beaucoup plus rapide; elle le serait encore environ six fois plus que la meilleure des autres types F et X (Pénicillin in expérimental syphilis, Brit. Med. Journal, juil. 1948). GOUGEROT et SCHNEIDER n’ont trouvé que peu de différence d’action entre une pénicilline colorée titrant 0 % de pénicilline G et la pénicilline G pure sur les lésions cliniques et leur épidermisation, la pénicilline G présentant cependant une supériorité indiscutable dans la négativation des réactions sérologiques où la période d’ «inertie sérologique » est globalement raccourcie de deux semaines.

Il n’est pas absolument certain qu’un taux constant

Page 1