ACER
élevé de pénicilline soit indispensable dans le traitement de la syphilis (cf. les travaux de MAGNUSON, FAGLE et FLEISMAN...), pense SHAFFER. Puisque la pénicilline n’agit que sur les tréponèmes en état de prolifération et que le temps de prolifération par division directe est de 30 à 35 heures, il peut être logique d’administrer la pénicilline de manière discontinue. LOURIE estime, de son côté, qu’une concentration sanguine élevée par injections massives rapprochées est plus importante qu’un taux constant de pénicilline. Il fait soit trois injections à une heure d’intervalle de 500.000 U. pendant cinq jours, soit deux injections de un million à une heure d’intervalle pendant cinq jours, soit deux millions en une fois pendant cinq jours et avec un recul de 12 à 18 mois obtient 90 % de bons résultats dans les syphilis récentes. Par contre, GOUGEROT. MEYER. SCHNEIDER et VISSIAN trouvent que la technique des 2.400.000 unités en injections de 40.000 unités toutes les trois heures, donne de meilleurs résultats que la méthode de LoURIÉ.
À cause de son élimination rapide, les syphiligraphes administrent la pénicilline toutes les deux ou trois heures et très rapidement augmentent considérablement les doses pour renforcer son action:
WiLE compte 28 % d'échecs avec 60.000; 12,5 % avec 1.200.000.
Moore a 100 % d'échecs avee 60.000; 15 à 20 % avec 1.200.000.
Après avoir observés pendant 34 mois et plus 109 malades traités selon les trois schémas suivants: 60.000, 60.000 plus 8 mapharsen à 0,04, 300.000, WazkEr et ManLy-UTTERBACH obtiennent des résultats identiques et aussi mauvais, un peu moins d’ailleurs avec le deuxième type de traitement et bien que, chez
nee la femme enceinte ces petites doses insuffisantes pour guérir la mère, paraissent capables de protéger l’erfant, ne recommandent pas l’emploi de doses aussi faibles pour traiter la syphilis.
324 sujets avec ulira +, traités par 1.200.000 (20.000, toutes les trois heures) et dont 67 avaient déjà reçues un autre traitement, sont observés par BARTON, BAUER, CRAIG et SCHWEMLEIN pendant 16 à 23 mois, avec un échec global de 29,6 %; 59,4 % des sérologies se négativèrent dans l’année du traitement, 9,4 % se repositivèrent par la suite. Les échecs, tant cliniques que sérologiques, furent d’autant moins fréquents que la syphilis était traitée à un stade plus précoce de son évolution. |
Après toute une série de tâtonnements, les Américains fixent la posologie aux environs de 2.400.000 en 40.000 u.o. toutes les trois heures. Dans la syphilis récente MooRE a 18 % d’échecs après 11 mois; PiLEs- BURY en compte 13 %, et si le traitement a été institué dès la phase présérologique, le BW reste négatif dans 92 %. Dans les résultats qu’il publie avec un recul de 18 mois à deux ans, Moore observe jusqu’à 25 et 35 % d’échecs que r’améliorent pas l’addition de doses modérées d’arsenic et de bismuth, mais si les échecs sont plus nombreux qu’avec la chiméothérapie, tous les patients terminent leur traitement.
Très rapidement, les anglo-saxons passent à des doses de pénicilline de l’ordre de 3.000.000, 3.600.000, 5.400.000, 7.200.000, 9.600.000; dès 1944, SELBIE et SIMON, en Angleterre, font 10 millions d’unités; certains poussent jusqu’à 30 millions. En France, FLANDIN fait 1.600.000 pendant 15 jours, DEcos et GARNIER deux séries de 10 millions en 10 jours séparées par un repos de 10 jours. BoLGERT, LÉVY et FAURE estiment
ho
très efficaces des cures de 15 millions d’unités en 17 jours précédés de 1 ctg de cyanure de mercure pendant trois jours consécutifs. @ Les syphilis primaires restent sans accidents et ont toujours conservé use sérologie négative (recul maximum 476 jours). Les syphilis primaires séropositives ont toules viré vers la négativation en trois mois en moyenne et sont restées négatives (recul maximum 602 jours). À l’exception d’une seule, restée positive et mise au traitement classique, les syphilis secondaires ont toutes viré à la négative dans un délai analogue et sont restées sans accidents (recul maximum 976 jours). Toutes les ponctions lombaires pratiquées jusqu’à ce jour après traitement (au nombre de 25) sont négatives, sauf dans un cas d’interprétation complexe qui est à réserver » (BoLGERT). Un cas de récidive survenu six semaines après la régativation sérologique, l’apparition d’un chancre avec ultra + deux mois après un traitement pour syphilis présérologique semblent démontrer la valeur de la méthode, malgré un cas probable de récidive clinique et sérologique.
Les résultats qu’obtient MooRE avec six millions d’u.o. sont moins bons que ceux de BoLzGErT: 10 à 15 % de récidives sérologiques ou plus rarement cliniques. DEGOS et GARNIER ort 29,6 % d’échecs au bout de 18 mois après 20 millions: &« MooRE ne pense pas que les résultats supérieurs obtenus par BOLGERT soient dûs à la différence des doses. La dose optima serait de 3.600.000 pour la syphilis primaire séronégative et de 5.400.009 pour la syphilis primo-secondaire, sans que des deses plus importantes entraînent une amélioration parallèle. » HEYMAN pense qu’une dose de-plus de deux milliers n’a pas de valeur spécifique et qu’en employer davantage c’est la gaspiller. Il n’y aurait pas lieu de