I. Labarte. j
a. Vit. Mich., \\i, p. 188; Mt. Basil, xxix, 272; Sym. Mag., xv, 721. II y avait encore au trésor i3 kt^itonoria au dire de ce dernier chroniqueur. 3. Vit. Basil., xxix, 272.
4 Vit. Mich., XXI, 188; Cedren., 1089. 5. Vit. Basil., xxix, 272.
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A rav('ii('inrnt do Basile do graves questions se posaient qu'il fallait essayer de résoudre sans retaicl car elles avaient, par la force même des choses, un contrecoup funeste sur la bonne administration financière de l'Empire. La plus importante était la question sociale, la question des riches et des pauvres.
Nous ne connaissons aucune nouvelle de Basile à ce sujet ; mais nous savons que la chose le préoccupa fort. En homme avisé et pratique, il préféra, probablement, prendre de sérieuses mesures quotidiennes plutôt que de faire des lois toujours transgressées et qui n'apportent en général aucune amélioration dans la société. Cependant, Constantin Porphyrogénète laisse entendre que son grand-père envoya dos ordres dans toutes les provinces à ce sujet. Quoi qu'il en soit, le conflit était grave. La féodalité s'était de toute part établie de nouveau sur les terres de l'Empire et fondait son autorité, comme en Occident, sur la richesse terrienne ^ La famille de Daniélis était une do ces familles souveraines. De Patras où elle habitait elle dominait sur une grande partie du Péloponnèse qu'elle possédait par ses immenses propriétés assez semblables aux anciens o latifundia » : de nombreux esclaves vivaient à l'ombre de ses métairies. Chez elle comme autrefois à Rome, tout se faisait dans sa maison. Elle avait des esclaves pour chaque genre de travaux- et à lire la liste des magnifiques cadeaux qu'elle apporta ou envoya à Byzance, on peut se rendre compte de l'opulence d'une de ces familles féodales ^. Quand elle mourut, elle laissa une immense fortune, mobilière et immobilière, à l'Empereur Léon qui put, avec les innombrables esclaves dont il hérita, prélever trois mille d'entre eux pour créer en Longobardie une colonie prospère *.
Evidemment c'était là pour l'Empire un danger considérable. Loin du pouvoir central, ces grandes et puissantes familles ne songeaient qu'à s'étendre, à pressurer les habitants
1. (]f. le Chapitre sur ^la civilisation [byzantine. Qu'il sulîise do rappeler ici qu'il faut entendre le terme « d'esclave» dans un sens souvent fort large. Le plus généralement les escla\es sont nos serfs d'Occident, paysans attachés à la glèbe et soumis à des lois|propres.