Ibid., ch. xci, p. 353; Codroniis, 1128. A. Ibid
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cvideivinieiil ne dépassait pas la limite de ce que pouvait se permellre tout seigneur féodal. Sa conduite fut loin d'être aussi révolutionnaire que celle de certains de ses successeurs : Mcéphore Phocas ou Basile II par exemple. Il chercha, avant tout, à s'assurer de bons et sérieux fonctionnaires, intègres et zélés, u ayant les mains pures de toute tache », décidés à faire régner partout la justice et l'équité '. Ce qu'il demandait à ses agents, c'est que les riches n'opprimassent plus les pauvres- et qu'injustement, ils ne leur infligeassent aucune de ces amendes injustifiées qui les ruinaient pour toujours ; puis, sans violente secousse, sans criminelles représailles contre les riches, qu'ils essayassent de remettre sur pied ceux qui avaient connu des jours meilleurs et que la pauvreté involontaire avait fait déchoir de leur situation passée-^ Pour cela, Basile n'avait qu'un moyen à prendre : celui d'attacher le paysan à sa motte de terre et de l'en laisser propriétaire. Aussi bien c'est à quoi durent tendre, tout d'abord, les officiers impériaux et c'est à cette fin qu'il envoya dans toutes les provinces des ordres pour interdire la « funeste coutume d'alors », de donner à un autre la terre de ses ancêtres ^
Ceci fait, il tenta, probablement bien en vain, de lutter contre un second mal, non moins grave et non moins dangereux que le premier : la mauvaise gestion des affaires financières en réformant la perception de l'impôt — ou plus exactement sans doute en revisant les livres cadastraux -». — Jusque-là dans les recensements de terres, les officiers du fisc se servaient de certains signes d'abréviation. Le chiffre de
i. Vit. Basil., ch. xx\, p. 273. Le biographe de saint Euslratios raconte à ce sujet un fait qui éclaire d'une vive lumière les procédés des collecteurs d'impôts et les vexations dont soulï'raient les habitants. C'était au temps de ïhéodora. Les gens de Brousse écrasés par les impôts ne purent plus — en grand nombre du moins — payer leurs redevances. Le dioecète, impi tovabiemenl, les fit jeter en prison. Saint Eustratios obtint leur délivrance momentanée en versant cent nomismes dans la caisse des fonctionnaires. Le lendemain, Théodora ayant envoyé deux cents nomismes au saint, il put avec cet argent payer les impôts de son couvent d'abord, des pauvres ensuite. ( Papad. Keram., Analccla, IV, S i5, p. 378).