‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 108 sur 409 · CL même chapitre, les impôts à Byzancc au ix"' siècle · texte numérisé non relu

CL même chapitre, les impôts à Byzancc au ix"' siècle

rimpôt était inscril à nioitir. au huitième, au douzième sur les livres. Il résultait, pour les paysaus surtout, uue impossibilité absolue de vérifier ce qu'ils devaient au trésor et ce que les collecteurs réclamaient de leur chef. Basile fit disparaître ce système. Il ordonna que désormais Timpôt serait inscrit sur les registres du fisc en caractères simples, de façon à ce que chacun put facilement le lire et que la somme à payer serait indiquée au moyen de calculs clairs et entiers de telle sorte que les fraudes et les exactions devinssent impossibles. Cette réforme, naturellement, n'alla pas sans amener lui grand désarroi dans les chancelleries. 11 fallut refaire les livres, acheter du papier, payer des scribes. L'Empereur se chargea de toutes les dépenses qui, pour un temps sans doute, apportèrent quelque soulagement à la classe laborieuse ^ .

Si Basile exigeait de ses subordonnés des qualités peu communes et un zèle sans relâche, il faut bien avouer qu'il était le premier à leur donner l'exemple de toutes les vertus administratives qu'il réclamait d'eux. Souvent lorsque les expédilions militaires et les autres soucis du pouvoir lui laissèrent, au cours de son règne, quelque loisir prolongé, on le vit se diriger vers les bureaux du logothète du trésor et là examiner avec attention les plaintes de ceux qui se croyaient être l'objet de quelque injustice '^, décidant en dernier ressort lorsqu'il y avait doute-' ; cherchant par tous les moyens à rétablir l'ordre sans pressurer les populations. C'eût été, au dire de son petitfils, un de ses plus chers désirs que d'aller lui-même dans les provinces lever l'impôt et rendre la justice ^ Du moins ne le pouvant pas, il exigeait que ses mandataires fissent exactement ce qu'il eût fait lui même. Un jour, raconte Constantin Porphyrogénète, le logothète du trésor lui proposa d'envoyer dans toutes les contrées soumises à l'Empire, des inspecteurs pour faire rentrer^u fisc l'impôt qui n'y arrivait pas toujours régulièrement et taxer les peuples qui, nouvellement incorporés par suite des conquêtes, ne payaient point encore leurs redevances. Basile parut accepter la proposition et demanda qu'on lui soumit le nom des futurs contrôleurs. Le logothète

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