Genesios
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s'empressa de dresser sa liste et s'inoénia à choisir de son mieux des hommes, capables, droits, intègres : mais ce fut en vain. Aux noms qui furent prononcés, Basile entra en uue grande colère, refusa son ap])robation et demanda pour une aussi délicate niissiou qu'on choisit, dans la ville, les deux « magistroi » qui. par leur incontestable vertu, leur expérience et un long maniement des affaires, fussent le plus aptes à bien remplir ces fonctions. iNaturellement personne ne voulut se charger de la chose. Les « magistroi » interrogés, parvenus au faîte des grandeurs de ce monde, riches, tranquilles, honorés, n'avaient nulle envie d'aller en pays lointains s'atteler à une œuA re aussi ingrate que peu lucrative. Ils firent valoir leur âge, la fatigue, les services passés, bref ils demandèrent la permission de refuser cette tâche trop lourde pour leur énergie faiblissante. Basile avait prévu la chose. Devant le refus des seuls hommes capables de mener à bien l'affaire il ne voulut plus en entendre parler. « Je préfère, dit-il, qu'il y ait des gens qui profitent injustement de mon bien, plutôt que de pressurer moi même quelqu'un et de lui faire souffrir un dommage •*. n Quoiqu'il en soit de cette histoire, peut-être forgée à plaisir par l'admiration filiale, il se peut que du vivant de l'Empereur et sous son impulsion, un réel progrès se soit accompli dans l'administration financière pour le plus grand bien du peuple. C'est là. en général du reste, le résultat de tout glorieux règne et le plus réel bienfait des sages monarchies. Cependant il ne faudrait pas se laisser trop prendre à l'idyllique tableau du Porphyrogénète. Hélas non 1 « Toute injustice ne fut pas. surle-champ, abolie et la justice ne put pas parler son clair et loyal lîuigage ; les mains rapaces, plus nombreuses que celles de Briarée. toujours tendues pour saisir le bien d'autrui, ne se retirèrent pas ; les membres affaiblis du- pauvre ne se fortifièrent pas au tranquille travail de la terre ou de la vigne dont il était ju'opi'iétaire... H en fut encore qui osèrent s'emparer de l'olive et de la ligue du i)auvre et l'empêcher de se reposer à Tombre du toit paternel-. » ^ous le savons pai* les fulminantes novelles des successeurs de Basile, dès les débuts du x'' siècle-* et j)nr le ti'islc commentaire qu'en donne NîcmMms en <)oi dans une