‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 111 sur 409 · Sym. Mag., ch. x · texte numérisé non relu

Sym. Mag., ch. x

3. Il est à remarquer que la plupart du temps les chroniqueurs ne font entre les Trésors impériaux aucune distinction. Très généralement ils se contentent de les appeler tout simplement le « Trésor, » « of.txô^'.ov » preuve manifeste qu'en réalité il n'y avait qu'une caisse portant des noms diflérents.

/j. Cedrenus, p. io44.

i:t j. I.A11M1U: byzantin C)-

ternent aboutisstiieînl, probablement, toutes les affaires financières de TEinpire, tous les comptes des autres ministères, tous les registres des dépenses et des revenus. Personnages de grande importance, ils appartenaient, généralement, à la classe des spathaires.

Les chartulaives « twv àpxXwv » où des cai>ses devaient, \ raisemblablement. tenir reoistre de Tétat des caisses « àoxÂa', » provinciales et autres qui existaient dans chaque thème comme à By/ance dans les ministères, et dont l'administration était confiée aux protonotaires des thèmes. Nous savons, eu effet, qu'une partie des impôts tant directs qu'indirects restait dans les provinces et servait à payer les dépenses du gouvernement. Le reste était envoyé à Byzance. Or, il fallait, de toute nécessité, qu'un personnel nombreux mit quotidiennement à jour cette comptabilité compliquée pour que les finances ne souffrissent pas de malversations trop criantes. De plus, il est assez vraisemblable que les comptes des différents ministères devaient être centralisés dans un bureau unique. C'était, sans doute, aux cliartulaires des caisses de diriger ces opérations. D'où très probablement la distinciion du Livre des Cérémonies exprimée par ces mots : (( ol âcto y yo-zo'jXôioioi toj y£V',xo'j TjTO?. tcov àoxAojv » '.

Vu bureau du logothèlc du trésor, appartenaient aussi les inspecteurs des thèmes « È-oTTTa»,, sç'.G-wTa'l » que leur chef envoyait dans les provinces pour vérifier la levée des impôts et fixer le chiffre des contributions que devaient régulièrement payer les populations, au moyen des livres préparés à l'avance dans les bureaux du logothète. Du ix*" siècle nous avons le sceau d'un certain Joseph Vestitor, épopte de Nicopolis et préfet du Péloponèse -. ce qui semble bien prouver que les époptes séjournaient habituellement en province et n'avaient qu'une sorte de surveillance et de contrôle sur les finances. Ils ne levaient pas eux-mêmes les impôts ^.

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