Oly-iîT'.xôç, mieux que xi^tiv-ô; (cf. Cerem,, p. i35a
2. La dime prélevée en nature sur les céréales, dit Ibn Hordadbeh, est entreposée dans les greniers pour rapprovisionnemeni de rarmée. (Ed. de Goeje, p. 83).
3. Schluniber<?er, SirjilL, ^\-;') : Zacharia\ (Irurhiclifc. \IV. '». Schlumberger, SujiU., VjO.
ET L EMPIlUi B^ZAMIN QQ
dioecètcs, quaprcs un Ireinblcmeiit do terre qui détruisit les murs de Constaiitinople sous le règue de Léon l'Isaurien, l'Empereur promulgua un déeret ainsi conçu : « Vous êtes dans rimpossibilité. dit-il au\ habitants, de refaire les murs. Aussi ordonnons-nous aux dioecètcs de le faire. A cet effet ils réclameront, suivant la règle, un u milliarision » par u oAoxot'Ivlv » ou sou d'or. » De là vient, ajoute Thèophane, l'habitude de donner aux dioecètcs les deux « xipaTa » '. De ce récit, comme de riiistoire rapportée par le biographe d'Eustratios. nous pouvons conclure que les dioecètcs étaient chargés de centraliser et de lever les impôts comme les « TrpàxTopsc •> et que cet argent allait au Trésor pour servir ensuite aux dépenses d'intérêt j)uJilic.
Le second bureau à proprement parler financier était celui du préfet du trésor privé « 6 ztzI iryj z\rj\y.o\j »-. C'est dans la caisse de ce fonctionnaire de haut rang qu'étaient centralisés les revenus de l'Empereur en temps qu'Empereur. Là étaient déposés les objets de prix appartenant au Palais et nous savons que ce fut dans les coffres de ce personnage que Basile trouva les lingots d'oj- provenant des habits impériaux et des pièces d'orfèvrerie que Michel avait fait fondre ^. Ce trésor était réellement le trésor impérial o ^aa-iA'.xov Taui^clov » commnu à tout basileus et qu'il ne faut pas confondre, je crois, avec la cassette privée de l'Empereur représentant la fortune de l'homme quel que soit son nom. Le livre des « Cérémonies » permet de nous rendre compte de l'usage qu'on faisait des sommes qui se trouvaient dans ce trésor. Déjà, par le récit du continuateur de Thèophane sur les dilapidations de Michel, nous pouvons conjecturer que si une partie de cet argent servait aux plaisirs et aux frais de représentation du Basileus. une autre était consacrée à payer la solde des milices byzantines au service de l'Empereur ou tout
1. Tlicoph., p. 83-?. Voir à la fin do ce chapitre la valeur appio\imali\e des monnaies byzantines.
2. VEpanagoge donne à ce personnage nn litre nii peu ditléient. Elle l'appelle « ô èvoo;ÔTaTo? x(>[xt,ç twv ôci'wv t.ijlwv sîtooîojv. » A sa suite nous voyons figurer le « 6 èvoo^ÔTaxoç xôjxtjÇ twv â-ravra/oO Ôctfov t,|jlwv cto'.xwv » fonctionnaire qui nie paraît répondre au grand curateur. Ces titres spéciaux ne doivent pas faire illusion ; TEpanagoge n'a fait que les emprunter aux textes législatifs du règne de Juslinien dont elle est, en partie, comme les Basiliques, une réplique.