‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 114 sur 409 · Vil. Mich., XXI, p. i88, Vit. Basil.,'^ \\i · texte numérisé non relu

Vil. Mich., XXI, p. i88, Vit. Basil.,'^ \\i

lOO BASILE I

au moins, en lenips de guerre, les dons extraordinaires que l'Empereur faisait à ses soldats ^ Or ce fait est contirmé par plusieurs passages des « Cérémonies ». En campagne, en effet, nous voyons le u préfet du trésor privé » accompagner l'Empereur- et présider aux distributions de cadeaux faites par le Basileus. C'est lui qui devait payer les dépenses que ces libéralités entraînaient et elles étaient nombreuses. L'hétairie. les « agouroi », les scholaires. les transfuges de qualité recevaient des vêtements, des ceintures, de l'argent, suivant leur rang ou les services rendus. C'est lui d'autre part — et cela est tout naturel — qui fournissait à son maître ce dont il pouvait avoir besoin pour son usage personnel et l'on voit que c'est cbez lui que le drongaire de la veille pi'cnd la torclie qui doit lui servir pour les rondes de nuit qu'il fait avec les scbolaires autour du camp ^. Enlîn c'est devant lui que s'inscrivaient' les dons d'orge apportés à l'Empereur en cours de route « afin qu'au retour le protonotaire et le cliartulaire du bureau de r£lot.x6v puissent faire leurs comptes ^ » Bien plus, outre ces dépenses générales, le trésor privé devait s'occuper, le cas échéant, de l'appareillage de vingt vaisseaux et payer les voiles et le^ c o'.cpOzp'ia^ )) nécessaires. C'est aussi probablement cette caisse qui fournissait, en temps de paix, à l'Empereur les sommes suffisantes pour faire à sa cour les distributions que l'on sait. Ainsi le bureau du préfet de l'îlo'/xôv semble avoir été le lieu où se réglaient les choses concernant la fortune impériale comme le trésor oii elles se conservaient. C'est probablement cette caisse qui fut laissée en si prospère état par Théophile etTliéodora, car c'était avec cette fortune que les empereurs pouvaient faire des économies ou des prodigalités comme c'étaient ces revenus qui se trouvaient parfois singulièrement accrus grâce aux confiscations si fréquentes àByzance^'. Ce qui donnerait, au sur-

1. C'est pourquoi Basile eaiplovalL \oloiiliers ses soldats, en temps de paix, aux constructions dont jl était coutumier. H U(i Basil., ch. lxvui, p. 3'2/i.) On sait que Léon VT lit de même.

•i. Cerem., 904 et seq.

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