Tlieopii., p. 945 et 9G
KT L l'MlMUi: inZAMIX I | |
ser. heureux encore de donner de Targenl plutôt que des provinces. Inversement, par politique, les souverains faisaient aussi aux peuples qu'ils voulaient attirer dans leur alliance des cadeaux nombreux et parfois de grande valeur qui peuvent rcnlrer dans le. chapitre des dépenses impériales '. Nous en donnerons ailleurs des exemples pour le règne même de Basile.
;> ' Hei'enus. — Pour faire face à ces dépenses de tous genres, r Empire n'avait que trois sources principales de revenus : les propriétés impériales, les impôts et la taxe qui frappait tout fonctionnaire lorsqu'il entrait en fonction. Les })ropriétés appartenant aux souverains. leui'S revenus allaient dans les caisses du préfet de l'idikon et du curateur avec les taxes probablement ; les impôts prélevés sur la fortune nationale, alimentaient le trésor public. C'est de ces dernières ressources qu'il faut dire quelques mots en terminant ce chapitre sur l'administration financière.
Les taxes. — Xous savons, par divers passages du Livre des Cérémonies -, que chaque dignitaire on fonctionnaire. — peu importait qu'il fut l'un et l'autre ou seulement l'un ou l'autre — ^ersait au jour de sa promotion, indépendamment des gratifications qu'il faisait aux personnages de la cour qui assistaient d'office à la cérémonie de son élévation -^ une somme fixe qui variait, suivant sa dignité d'abord, suivant ensuite qu'il émargeait ou non au budget du gonvernement. C'est ainsi, par exemple, qu'un mandataire impérial ne payait pour son élévation que deux livres, tandis qu'un protospathaire en payait douze et parfois dix-huit*. Si maijitenant l'un quelconque des dignitaires désirait participer aux poya'. impériales, c'est-à-dire avoir un traitement, il devait, en ontre. payer quatre livres. Bien plus, pour faire partie de quelque corps palatin, comme les chrysotriclinaires. je suppose, il fallait donner quatre livres, indépendamment de la somme exigée pour la dignité. Le calcul des progressions était ainsi fixé d'une
I. Georges .Moine, 1080, Vit. Basil., eh. \cv et \cm, 307 ; \cvii, 3Go.