‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 125 sur 409 · Mortrcuil, m, p. io · texte numérisé non relu

Mortrcuil, m, p. io

ô. Zacharhc, Mémoires de l'Acad. de Saint-Pétersb., p. 28, Cité de Kalligas.

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affectait les métairies et les pâturages ^ C'était le u xaTzv.xôv n et l' « £vv6;jL'.ov ». Longtemps ce double impôt se paya soit en argent « ^îjyapaTixôv, » soit en nature « T',Taox'la » mais dès le xi*" siècle nous voyons que le gouvernement, alors aux mains du fameux Jean TOrphanotrophe, tendit à substituer de plus en plus le premier au second -. Il y avait cependant entre le (( Ç£jyacaT'//6v » et le « xa-vz/ôv » une différence essentielle. Tandis que l'un était payé par ceux seulement qui possédaient une terre, qu'ils fussent riches ou pauvres, gens d'église ou séculiers, à moins qu'ils n'aient obtenu un privilège impérial, le (( xa-v'.xôv » appelé aussi « xîcpaAaTUov » et qui n'était autre que l'ancienne capitation, était payé par tous les sujets de l'Empire qui faisaient partie de ce que l'on appelait autrefois « la plebs )) '•^. C'était la taxe personnelle dont seule la plèbe de quelques grandes villes, les mineurs, les « negotiatores » et quelques autres étaient exemptés. Ce u xa-v/xôv » levé d'après le nombre de feux semble avoir, dès le ix*" siècle et peut-être plus tôt encore, remplacé l'impôt par tête ou « xscpaAaTÛov ». En tous cas nous le trouvons mentionné par le continuateur de Théophane dans sa vie de Michel d'Amorion * et c'est lui qui nous apprend qu'il s'élcA ait alors à deux miliaresia •^. Au dire de Cedrenus, Jean Tzimiscès l'abrogea, mais pour le remplacer par autre chose car, à travers toute l'histoire de l'Empire byzantin, la distinction entre ces deux impôts se retrouve d'une manière manifeste *^^.

L'impôt foncier ne pouvait être payé, comme il est juste, que par les sujets de l'Empire qui vivaient sur leurs terres, les travaillaient ou les faisaient travailler ; mais il est bien évident que les habitants de Constantinople et des villes de provinces, pour être soustraits à l'impôt personnel, étaient, à leur tour,

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